L’emploi salarié privé en Bourgogne-Franche-Comté recule de 0,1 %, soit 580 emplois de moins, après une baisse de 0,2 % au trimestre précédent. Sur un an, la région enregistre une perte de 3 720 emplois salariés (-0,5 %), un recul plus marqué qu’au niveau national (-0,2 %).
Tous les grands secteurs impactés
La dégradation touche l’ensemble des secteurs d’activité régionaux :
- Commerce : -1 450 emplois sur un an (-1,2 %), soit le recul le plus marqué.
- Industrie : -1 180 emplois (-0,7 %), dans un contexte de ralentissement persistant depuis la mi-2024.
- Construction : -570 emplois (-1,1 %), confirmant les difficultés du secteur engagées depuis 2022.
- Services hors intérim : -420 emplois (-0,1 %) sur un an, malgré une quasi-stabilité au cours du trimestre.
L’intérim résiste, sans inverser la tendance
Seule note positive de ce début d’année : l’emploi intérimaire progresse légèrement avec près de 100 postes supplémentaires (+0,3 %). Cette hausse, observée pour le deuxième trimestre consécutif, "témoigne d’une reprise prudente de l’activité dans certains secteurs, notamment l’industrie", souligne l’Urssaf. Elle reste néanmoins "insuffisante pour compenser les pertes enregistrées dans l’emploi permanent (-680 postes)".
Des disparités territoriales
La situation demeure contrastée selon les départements. Seuls le Doubs et l’Yonne enregistrent des créations nettes d’emplois au cours du trimestre. À l’inverse, les autres territoires connaissent des pertes ou une stabilité fragile, illustrant un ralentissement économique diffus à l’échelle régionale.
Quelques secteurs demeurent créateurs d’emplois
Malgré un contexte globalement défavorable, certaines activités poursuivent leur dynamique de recrutement. C’est notamment le cas de :
- l’action sociale et l’hébergement médico-social ;
- les arts, spectacles et activités récréatives.
- l’hébergement-restauration ;
- les activités juridiques, de conseil et d’ingénierie.


