Dans son communiqué, la CGT souligne le contraste entre cette annonce et les déclarations du ministre de l’Éducation nationale. ”Alors que le ministre de l’Éducation Nationale annonce une mobilisation pour faire réussir nos élèves et appelle à un sursaut collectif, nous avons eu la douloureuse surprise de découvrir une baisse horaire de 28 heures par semaine”, indique le texte.
Des classes de Terminale regroupées
D’après le syndicat, la conséquence principale de cette diminution serait un regroupement des filières en classe de Terminale. La CGT affirme que cette organisation conduirait ”à un doublement des effectifs dans la plupart des cours théoriques (matières générales, PSE et Économie-Gestion)”.
Les représentants syndicaux s’inquiètent des effets possibles sur l’accompagnement pédagogique des élèves. Ils interrogent les conditions d’enseignement dans ces classes : ”Comment transmettre un savoir, des principes, éveiller l’esprit critique et surtout accompagner les élèves déjà en difficultés dans les disciplines générales avec un tel effectif ?”
Un établissement socialement défavorisé
La CGT rappelle également le profil social des élèves scolarisés en lycée professionnel : ”Nous rappelons que les classes populaires sont surreprésentées parmi les élèves de lycée professionnel”, souligne la CGT.
Elle précise que l’établissement concerné figure parmi les plus défavorisés selon l’Indice de Positionnement Social (IPS). ”Notre établissement ne fait pas exception et se trouve malheureusement en tête des établissements les plus défavorisés avec un Indice de Positionnement Social de 81,80 pour la rentrée 2024/2025”, peut-on lire.
Dans ce contexte, les représentants du personnel estiment que les nouvelles conditions d’encadrement pourraient compliquer la lutte contre le décrochage scolaire. Ils questionnent également la cohérence avec les principes affichés par l’institution : ”Comment accepter que l’Éducation Nationale, qui n’a de cesse de promouvoir les Valeurs de la République […] propose de telles conditions de scolarité qui ne sont ni égalitaires […] ni solidaires ?”
Un préavis de grève à partir du 12 mars
Face à cette situation, des élus du personnel et des enseignants ont décidé de se mobiliser. La décision a été prise lors d’une heure d’information syndicale. Selon le communiqué, ils entendent ”défendre des conditions de scolarités dignes en Terminale, classe déterminante pour l’obtention du diplôme et des poursuites d’étude”.
Un préavis de grève a été déposé par la CGT. Il doit prendre effet à partir jeudi 12 mars 8h.


