Boulangerie : 25% de sel en moins dans les baguettes françaises depuis 2015

Publié le 16/12/2024 - 17:02
Mis à jour le 16/12/2024 - 16:32

La teneur en sel des pains courants, tels que la baguette, a baissé de 25% depuis 2015, grâce à l'accord collectif engagé avec la filière de la boulangerie, artisans, boulangers, meuniers et distributeurs, annonce lundi 16 décembre 2024 les ministères de la Santé et de l'Agriculture.

 © Élodie R.
© Élodie R.

Cette légère amélioration -comparée à la diminution de "plus de 20%" depuis 2015 constatée après une première évaluation en juillet 2023- résulte des "efforts importants" de la filière depuis un accord conclu en mars 2022, écrivent-ils dans un communiqué commun, au vu d'un rapport de l'Observatoire de l'alimentation.

Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé, dont la France, se sont engagés à réduire la consommation de sel de 30% d'ici 2025. Dans le détail, la teneur en sel a reculé en France de 18% dans les pains complets et céréales depuis 2009, et de 25% dans les pains courants depuis 2015.

Mais si "plus de 80% des pains courants et traditions ainsi que des pains complets et céréales, et 98% des pains de mie analysés respectaient les seuils en sel prévus par l'accord", de "fortes disparités entre les régions et les circuits de distribution" ont été observées, relèvent les ministères.

Un "enjeu majeur"

Cette seconde évaluation étant la dernière aux termes de l'accord, les signataires "s'engagent à renforcer la sensibilisation de leurs adhérents" pour que tous les pains "respectent les seuils en sel, quels que soient la région et les circuits de distribution".

Seuls les professionnels qui commercialisent des pains de mie doivent poursuivre leurs efforts de réduction jusqu'en 2025, pour atteindre 1,1 g de sel/100g de pain.

Le Programme national de l'alimentation et la nutrition lancé en 2019 a planifié cette action collective de réduction progressive du sel -dont le pain est l'un des principaux contributeurs- pour la population française.

Faire baisser la consommation de sel des Français "est un enjeu majeur" pour réduire l'incidence des maladies chroniques liées à la nutrition et le risque de maladie cardiovasculaire, d'accident vasculaire cérébral et d'infarctus du myocarde, rappellent dans leur communiqué les ministères de la Santé et de l'Agriculture.

Limiter le sel est l'un des réflexes à adopter par les insuffisants cardiaques, en plus de bouger chaque jour, de se peser régulièrement et de respecter son traitement, soulignait ainsi une récente campagne de l'Assurance maladie.

(Source AFP)

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