Selon la LPO Bourgogne-Franche-Comté, les fortes températures provoquent des effets multiples sur les animaux sauvages. Les sols surchauffés, pouvant atteindre jusqu'à 60 °C sur le bitume, entraînent des brûlures chez les petits animaux.
Les oiseaux nichant sous les toitures, notamment les martinets et les hirondelles, figurent parmi les espèces les plus exposées. Les jeunes, confrontés à des températures élevées dans les nids, peuvent tomber en tentant d'échapper à la chaleur.
La déshydratation constitue également un risque important, l'assèchement des points d'eau contraignant les animaux à parcourir de longues distances pour s'hydrater.
Des recommandations avant toute intervention
Face à la hausse des signalements d'animaux en détresse, la LPO recommande d'évaluer la situation avant d'intervenir. Un jeune animal isolé n'est pas nécessairement abandonné.
Lorsqu'un oisillon est tombé du nid sans présenter de blessure apparente, il peut être replacé dans son nid ou installé en hauteur à proximité afin que ses parents continuent à le nourrir.
Si cela n'est pas possible ou si l'animal est blessé, l'association préconise de le placer dans un carton, à l'ombre et au calme, sans lui donner à boire ni à manger, avant de contacter rapidement un centre de soins spécialisé.
Les centres de soins confrontés à un afflux exceptionnel
La LPO souligne que les centres de soins pour la faune sauvage doivent faire face à une augmentation importante des prises en charge.
L'association appelle le public à soutenir ces structures et à faire preuve de compréhension envers leurs équipes, composées en majorité de bénévoles. Elle invite également les citoyens à contribuer financièrement afin de permettre l'achat de matériel et de nourriture nécessaires à l'accueil des animaux.
Des gestes simples pour aider la faune
La LPO recommande plusieurs actions accessibles aux particuliers pour limiter les effets de la canicule sur la faune sauvage :
- mettre à disposition de l'eau fraîche dans des récipients peu profonds, renouvelée quotidiennement ;
- préserver des zones ombragées et limiter les tontes ;
- sécuriser les bassins et les piscines avec des dispositifs permettant aux animaux de sortir de l'eau ;
- adapter l'entretien des jardins en conservant des refuges naturels comme les tas de feuilles ou le bois mort.
Un appel à la mobilisation
La LPO Bourgogne-Franche-Comté relie ces épisodes de chaleur au changement climatique et appelle chacun à agir à son échelle.
L'association estime que ”ces canicules, de plus en plus fréquentes et intenses en raison du changement climatique, affectent profondément les animaux et leurs habitats.” Elle rappelle également le rôle que chacun peut jouer à travers ses choix quotidiens et conclut par cet appel : ”La nature n’a pas de voix… mais elle a besoin de la vôtre !”



