J’ai testé pour vous le restaurant L’Olivier à Besançon...

Publié le 21/05/2026 - 18:08
Mis à jour le 05/06/2026 - 15:11

Ouvert depuis décembre 2025, l’ancienne épicerie emblématique de la rue de la Madeleine a changé de visage pour devenir une pizzeria chaleureuse. Ce jeudi 21 mai, Aziz Hakkar, figure bien connue du quartier Battant, m’a accueillie pour me faire découvrir l’une de ses spécialités… et autant vous dire que la curiosité s’est rapidement transformée en très bonne surprise.

Avant de parler cuisine, petit retour en arrière. L’Olivier, c’est avant tout une histoire de famille. En 2002, l’oncle d’Aziz ouvre une épicerie dans le quartier. En 2007, sa sœur Anissa reprend l’affaire. À l’époque, L’Olivier est une véritable épicerie de proximité : on y trouve des épices, des olives, des produits alimentaires du quotidien et des boissons, avec des horaires d’ouverture particulièrement larges, de 9h00 jusqu’à très tard dans la nuit. À cette période, les commerces de ce type pouvaient ouvrir quasiment non-stop, à condition de fermer au moins une heure par jour.

C’est justement lorsque sa sœur gère encore l’établissement qu’Aziz commence à y travailler, avant de reprendre officiellement l’affaire en 2014 en rachetant le fonds de commerce. Mais les difficultés arrivent vite. Presque en face, un Casino ouvre ses portes et attire une grande partie de la clientèle. Aziz tient malgré tout grâce aux ventes du soir, notamment les boissons. Puis une nouvelle réglementation municipale vient compliquer les choses : à partir du jeudi soir 22h00, la vente d’alcool est interdite pour les épiceries de nuit.

Face à ces changements, Aziz cherche des solutions, tente de nouveaux produits pour maintenir son activité. Et comme si cela ne suffisait pas, l’installation des bornes anti-voitures en bas du quartier Battant en 2024 vient encore compliquer la situation. Jusqu’au moment où il prend une grande décision : en juin 2025, L’Olivier ne sera plus une épicerie, mais un restaurant italien.

S’ensuivent cinq mois de travaux. Pendant ce temps-là, entre deux coups de peinture, Aziz apprend à faire des pizzas en autodidacte. "J’avais quelques notions de cuisine, mais pas de formation, alors je me suis formé tout seul", m'explique-t-il. Il teste différentes farines, expérimente plusieurs recettes de pâte avant de trouver celle qu’il recherchait vraiment.

Résultat : depuis décembre dernier, L’Olivier s’est transformé en un restaurant italien à l’ambiance familiale et intimiste, avec 42 couverts, un bar et, évidemment, un four à pizza flambant neuf.

Aziz Hakkar © Alexane Alfaro

L'heure de goûter

À la carte : pizzas, pâtes, gnocchis, salades en entrée ou en plat, sans oublier les desserts. Le tout fait maison. Comme nous avons commandé une pizza, j’en profite pour demander au chef quels produits il utilise. Pour la pâte, il travaille avec de la farine Caputo et de la mozzarella fior di latte. La sauce tomate, elle, lui est directement fournie.

De mon côté, je choisis de goûter la Margherita. Pour moi, c’est le meilleur test quand on découvre une nouvelle pizzeria : une pizza simple permet tout de suite de juger la qualité des produits et du savoir-faire. Après un Spritz parfaitement dosé à l’apéritif, Aziz arrive avec ma commande.

Et dès le premier regard, c’est une très bonne impression. La pizza est bien chaude, généreuse sans être excessive, et surtout la pâte a exactement l’air de ce que j’aime : fine, avec une croûte moelleuse à l’intérieur et légèrement croustillante à l’extérieur.

Allez, première bouchée.

Je comprends immédiatement que les produits sont de qualité. Les quantités sont, selon moi, parfaitement équilibrées : une sauce tomate pleine de goût, une mozzarella bien présente et savoureuse… et alors cette pâte… mamma mia !

Je crois que tout est dit.

Place ensuite au dessert. Aziz me propose un fondant au chocolat ou plusieurs versions de tiramisu : classique, pistache ou framboise. Comme je ne suis pas du tout fan de café, je me laisse tenter par la version pistache — et franchement, je ne regrette pas une seconde.

Le dessert arrive servi dans un petit bocal posé sur une assiette. Visuellement déjà, c’est très appétissant : une jolie couleur pistache toute douce, quelques éclats décoratifs sur le dessus… Je plonge ma cuillère jusqu’au fond en traversant les différentes couches de crème et de biscuits.

Mon tiramisu pistache à L'Olivier © Alexane Alfaro

Avant même que je goûte, Aziz m’avait prévenue : ce tiramisu est "très léger". Ahah ! Honnêtement, je n’y ai pas cru une seconde... et pourtant.

Bon, les calories ne sont certainement pas légères — le mascarpone ne fait pas vraiment dans le régime — mais le dessert, lui, se mange tout seul. Chaque bouchée apporte sa petite claque gustative. Une vraie douceur, dans tous les sens du terme : une crème onctueuse mais jamais lourde, des biscuits généreux et moelleux… le genre de dessert réconfortant qui termine parfaitement un repas.

Côté addition ? Comptez 24,90 € pour un Spritz (8 €), une pizza Margherita (10 €) et un tiramisu (6,90 €). Franchement, au vu de la qualité des produits et de l’accueil chaleureux, difficile de ne pas y voir un excellent rapport qualité-prix à Besançon.

Ce déjeuner a été une très belle découverte.

Et même si le quartier Battant-Madeleine souffre souvent d’une mauvaise réputation et d’un manque de considération de la part des municipalités successives, L’Olivier prouve une chose : certains commerçants continuent de se battre pour faire vivre le quartier.

Infos +

  • L'Olivier
  • 15 rue de la Madeleine 25000 Besançon
  • Tél. : 07 83 82 68 42 - 09 50 15 70 84
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