Déconfinement : le Premier ministre attendu ce dimanche sur les premières pistes du déconfinement

Publié le 19/04/2020 - 09:47
Mis à jour le 19/04/2020 - 09:47

A trois semaines du déconfinement, Edouard Philippe livrera dimanche 19 avril (à partir de 17h30) ses premières pistes pour une sortie de crise qui s’annonce extraordinairement complexe, au moment où le bilan de l’épidémie de Covid-19 en France frôle les 20.000 morts.

Edouard Philippe ©Alexane Alfaro ©
Edouard Philippe ©Alexane Alfaro ©

Même si le nombre d’hospitalisations et d’admissions en réanimation est en recul depuis plusieurs jours, le bilan reste très lourd, avec 19.323 morts selon le dernier bilan samedi soir, dont 642 morts de plus en vingt-quatre heures. Ces chiffres devraient conduire le Premier ministre à rappeler d’abord la nécessité impérieuse de respecter un confinement strict jusqu’au 11 mai, condition sine qua non de la levée progressive des restrictions.

Les autorités craignent un relâchement à l’approche des ponts de mai après près de deux mois de vie sous cloche. Or la France reste "toujours à un niveau exceptionnel, très supérieur au maximum habituel" de capacité en lits de réanimation, rappelle la Direction générale de la Santé (DGS). Samedi, ils étaient encore 5.833 patients en "réa", bien au-delà des 5.000 lits disponibles avant le début de la crise.

Les "bonnes nouvelles" comme celles en provenance du Grand Est, où une partie de l’hôpital de campagne des armées déployé au pied de l’hôpital civil de Mulhouse a commencé à être démonté, ne doivent pas faire oublier que l’épidémie pourrait flamber à nouveau. "Ne relâchons pas nos efforts au moment où le confinement porte ses fruits", insiste la DGS.

"Pistes d’avenir et préparation de la sortie de crise"

Aucune grande annonce n’est attendue lors de l’exposé du Premier ministre. Pour Edouard Philippe, il s’agit d’abord de dresser un point détaillé de la situation, aux côtés du ministre de la Santé Olivier Véran, du directeur général de la Santé Jérôme Salomon et de la professeure Florence Ader, infectiologue à l’hôpital de la Croix-Rousse de Lyon, avant de répondre aux questions de la presse. "J’avais dit que je présenterais à intervalles réguliers les résultats de notre stratégie face au Covid-19, les difficultés que nous continuerons peut-être à rencontrer", a rappelé le Premier ministre qui s’était déjà livré il y a trois semaines à cet exercice de pédagogie, jugé réussi par l’exécutif.

Mais, alors que le plan de déconfinement confié au haut fonctionnaire Jean Castex est attendu pour la fin du mois, Edouard Philippe a promis d’évoquer aussi « les pistes d’avenir et la préparation de la sortie de crise ». Réouverture des écoles, reprise des transports publics, retour au travail de millions de Français : le défi s’annonce colossal pour négocier au mieux la sortie progressive d’une phase d’arrêt qui a plongé le pays dans la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale selon le ministre de l’Economie. La crise due au coronavirus devrait faire chuter le PIB français d'"au moins 8 %" cette année, rappelle le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau dans une interview au Journal du dimanche.

L’exercice d’explication du Premier ministre doit aussi permettre de déminer les différentes polémiques qui accompagnent le gouvernement. Emmanuel Macron a coupé lui-même court dès vendredi à celle touchant aux séniors en appelant à ne pas les "discriminer" en prolongeant leur confinement au-delà du 11 mai. Le chef de l’Etat joue très gros sur ce déconfinement qu’il a annoncé lundi dernier. "On jugera Macron au coup de sifflet final" dans ce "match contre la mort" face au coronavirus, estime l’ex-ministre et patron de l’OM Bernard Tapie.

La question des masques pour le grand public, priorité pour les Français

Car les "chausse-trappes" restent nombreuses, dans un climat de défiance généralisée face à la parole publique. Seuls 46 % des Français font confiance au gouvernement pour "faire face à la crise", selon un sondage Ifop pour le JDD, un chiffre en augmentation de huit points mais toujours minoritaire.

La question des masques pour le grand public, au centre des critiques, reste une priorité pour beaucoup de Français, dans l’attente d’une doctrine claire. Dans une lettre dont l’AFP a obtenu copie, les principaux opérateurs de transports en commun (SNCF, RATP, Transdev, UTP, Keolis…) ont demandé au Premier ministre de rendre le port du masque obligatoire non seulement dans les transports mais dans tous les lieux publics où la distanciation sociale est impossible. Edouard Philippe et Olivier Véran devraient également préciser le dispositif de dépistage et de suivi des nouveaux cas, alors que les pays qui ont le mieux combattu l’épidémie ont massivement testé leur population.

Les critiques touchent également l’armée après la découverte de l’un des derniers "clusters" de contamination sur le porte-avions Charles de Gaulle. Les chiffres définitifs annoncés samedi font état de 1.046 marins du porte-avions testés positifs, sur 1.760. Deux enquêtes, une de commandement et une épidémiologique, ont été diligentées sur la gestion de la crise d’une part, le processus de contamination du bâtiment d’autre part. Les procédures ont été respectées mais sans doute, avec le recul, n’étaient-elles pas suffisantes, a admis le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, dans une rare apparition samedi soir au 20h00 de TF1.

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

À Andelnans, des élus écologistes demandent l’annulation du salon “Univers du chiot”

Le salon "Univers du chiot ", prévu les 21 et 22 mars au parc expo l’AtraXion d’Andelnans, près de Belfort, suscite une vive opposition. Dans un communiqué, des représentants locaux du groupe Les Écologistes Nord Franche-Comté appellent à son annulation, dénonçant les conséquences de ce type d’événement sur le bien-être animal.

Élections municipales à Besançon : Renaissance appelle à un vote “en responsabilité”

Écartée du second tour des élections municipales, la liste du bloc central menée par Éric Delabrousse n’a pas obtenu un score suffisant pour se maintenir ou peser sur l’issue du scrutin. Dans un communiqué du 18 mars, Agnès Martin, cheffe de file de Renaissance Besançon, appelle à la responsabilité individuelle.

Municipales 2026 : la CCI Saône-Doubs interpelle les futurs élus sur l’urgence économique

À l’occasion de son assemblée générale organisée à Vesoul le 16 mars dernier, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Saône-Doubs a adressé un message clair aux futurs élus municipaux et intercommunaux : faire de l’économie et du soutien aux entreprises une priorité centrale des politiques locales.

Municipales à Besançon : la majorité départementale affiche son soutien à Ludovic Fagaut

À quelques jours du second tour des élections municipales à Besançon, la majorité du Département du Doubs a publié, mardi 17 mars, une tribune en faveur de Ludovic Fagaut. Au même moment, l’opposition tenait une conférence de presse au Fort Griffon pour dénoncer son bilan comme premier vice-président. Dans cette phase finale de campagne, les prises de parole se multiplient et témoignent d’un climat politique tendu, où majorité et opposition se répondent à distance.

Municipales à Besançon : l’opposition cible frontalement le bilan de Ludovic Fagaut au Département du Doubs

VIDÉO • Plusieurs élu(e)s bisontin(e)s de l’opposition départementale se sont réunis sur l’esplanade du Fort Griffon à Besançon pour dresser un bilan particulièrement critique de l’action de Ludovic Fagaut, candidat LR aux élections municipales. Parmi eux figuraient Raphaël Krucien, Géraldine Leroy, Georges Ubbiali, Jeanne Henry, Aly Yugo et Monique Choux. Ces conseillers départementaux affirment vouloir "révéler le vrai visage" du candidat Les Républicains, également premier vice-président du Département du Doubs, à quelques jours du second tour et sous l'oreille attentive de deux jeunes conseillers départementaux de la majorité qui n'étaient pas invités...

Municipale à Besançon : Marie-Guite Dufay apporte son soutien à Anne Vignot et croit à un “sursaut”

Dans une tribune publiée ce 17 mars 2026, l’ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté croit à "qu’un sursaut est possible de toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs qui fondent la ville de Besançon". Elle souhaite également rassurer celles et ceux qui pourraient avoir des réticences quant à la fusion entre la liste d’Anne Vignot, la maire sortante et candidate à sa réélection et Séverine Véziès, candidate LFI.

Municipale à Besançon : une tribune en faveur de Ludovic Fagaut et contre un “accord de honte” entre Anne Vignot et Séverine Véziès

Plusieurs maires, sénateurs et députés de Franche-Comté ont souhaité dénoncer dans une tribune ce 17 mars 2026 l’accord mis en place entre Anne Vignot, la maire sortante et candidate à la mairie de Besançon et Séverine Véziès, candidate La France Insoumise.

Municipales à Besançon : Delabrousse appelle à voter, Horizon(s) donne une “consigne” de vote

À l’approche du second tour des élections municipales à Besançon, Éric Delabrousse (candidat Horizon(s) au premier tour, appelle à une forte mobilisation des électeurs, mettant en garde contre "l'arrivée à la tête de notre ville d'un parti d'extrême gauche". Sans donner de consigne de vote explicite, sa prise de position intervient alors que le parti Horizons apporte officiellement son soutien au candidat Les Républicains, Ludovic Fagaut.

Municipales 2026 : à Besançon, le PCF appelle à une mobilisation “pour une gauche unie”

À quelques jours du deuxième tour des élections municipales le 22 mars, la section locale du Parti communiste français (PCF) appelle à une mobilisation des électeurs en faveur d’"une gauche rassemblée". Dans un communiqué du 16 mars, elle présente ce rendez-vous électoral comme "un moment décisif" pour l’avenir de la ville.

Municipales 2026 à Besançon : quelle “consigne” de vote le Mouvement Franche-Comté donne-t-il pour le second tour ?

Le Mouvement Franche-Comté, engagé dans la défense de la région et de ses habitants, notamment à Besançon, a annoncé sa position en vue du second tour dans un communiqué du 16 mars. Après ne pas avoir donné de consigne de vote lors du premier tour, le mouvement appelle désormais explicitement à soutenir Ludovic Fagaut.

La France insoumise rejoint Anne Vignot : la nouvelle liste de “Besançon, vivante, juste et humaine”

Municipales 2026 • Au lendemain du premier tour des municipales, la maire sortante Les Écologistes, a officialisé une alliance avec la candidate de La France insoumise, Séverine Véziès. Objectif : unir leurs forces pour mieux rivaliser avec Ludovic Fagaut, arrivé en tête. Cet accord politique, présenté comme une union démocratique, se concrétise par l’intégration de 11 membres issus de La France insoumise au sein de la liste "Besançon, vivante, juste et humaine", officiellement déposée en préfecture le lundi 16 mars.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 11
ciel dégagé
le 18/03 à 12h00
Vent
7.03 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
44 %