Samedi matin, une "action symbolique et citoyenne" visant à dénoncer la politique de fleurissement portée par la Ville de Besançon, qui a multiplié ce budget par cinq, a été menée. Pour Anthony Poulin, celle-ci consistait à "déplacer les palmiers en pot du pont Battant" en direction de la mairie.
Le président du groupe des élu.e.s Les Écologistes, Génération.s et Société Civile souligne le fait "qu’aucune casse, aucun vol, aucune dégradation ne semblent avoir eu lieu. Pourtant, la police nationale a été envoyée pour s’y opposer". L’élu s’interroge sur ce choix "à l’heure où celle-ci est attendue sur des enquêtes de fond, des actes criminels ou des délits majeurs".
"Criminalisation" d'une initiative revendicative
Autre problématique soulevée par Anthony Poulin, "mettre en cause nommément un participant en l’exposant sur les réseaux sociaux, comme l’a fait M. Le Maire, dans une tentative de politisation de l’affaire, questionne tout autant".
Deux visions s’opposent avec, d’un côté la Ville qui juge "ces aménagements charmants", les Écologistes pointent quant à eux du doigt un choix "dépassé". Pour autant, "criminaliser des initiatives revendicatives traduit surtout une politisation excessive, loin du débat de fond que mérite notre ville", insiste Anthony Poulin dans son communiqué. Avant de conclure : "au fond, cette action rappelle que la place du vivant dans l’espace public ne relève pas d’un simple choix esthétique, mais d’un véritable enjeu écologique et collectif."


