Don de sang en Bourgogne Franche-Comté : l’EFS tire la sonnette d'alarme !

Publié le 31/03/2021 - 15:02
Mis à jour le 01/04/2021 - 14:30

Avec la crise sanitaire, le don de sang affiche une baisse de 23% de nouveaux donneurs en 2020 en Bourgogne-Franche-Comté. Et la tendance se poursuit avec un déficit de près de 1.000 primo-donneurs au premier trimestre 2021. L’EFS tire la sonnette d’alarme et invite les citoyens qui ne l’ont jamais fait à passer le cap du don de sang pour la première fois.

Le recrutement de nouveaux donneurs : un enjeu essentiel

"Malgré le dévouement indispensable et sans faille des 41 722 donneurs connus revenus en 2020 que nous remercions chaque jour pour leur engagement citoyen, et le retour au don avec la crise d’anciens donneurs que nous n’avions plus vu en collecte de sang, trouver de nouveaux donneurs est essentiel. Faites comme eux, devenez donneur de sang", affirme Dr Christophe Barisien, responsable régional des prélèvements à l’EFS BFC.

L’enjeu est majeur pour :

  • renouveler les donneurs. Chaque année, 170 000 personnes quittent le contingent national des donneurs de sang par limite d’âge ou contre-indications médicales. Or pour un départ, il faut recruter 1,5 nouveau afin d’obtenir un nombre de dons annuel équivalent, les anciens donneurs donnant plus souvent que les nouveaux.
  • répondre de manière adaptée à chaque besoin. Avec 500 000 transfusés en France par an, le recrutement de profils variés apporte la diversité en groupes sanguins et phénotypes indispensables pour couvrir les besoins de toute la population malgré ses différences génétiques.
  • assurer les besoins immédiats quel que soit le contexte. La crise sanitaire qui nous touche est un bon exemple. Un nombre important de malades de la Covid-19, c’est autant de donneurs écartés temporairement du don, puisqu’il faut attendre 28 jours après l’arrêt des symptômes pour pouvoir donner son sang. Il faut donc compter sur de nouveaux donneurs pour assurer les 10 000 dons nécessaires chaque jour en France. »

"Le don de sang, c’est un moment de pause, allongé sur un lit de prélèvement ... en sauvant des vies." EFS Bourgogne Franche-Comté

Des opérations de recrutement entravées par la crise sanitaire

Les collectes événementielles organisées avec l’aide de partenaires de collecte de l’EFS (Rotary, Lions Club, etc.) et des indispensables associations de donneurs de sang bénévoles, "sont la meilleure façon d’inviter les citoyens à tendre le bras pour la première fois" souligne l'EFS BFC : lieu fréquenté en centre ville, en campus et lycées, ambiance festive et animations attirent normalement en Bourgogne Franche-Comté chaque année près de 2 100 primo- donneurs, soit près de 15% des recrutements annuels. Avec la crise sanitaire ces événements sont réduits au minimum, offrant ainsi moins de visibilité au don de sang.

C’est pourquoi l’EFS se réinvente et propose de nouveaux formats de collecte pour attirer et mettre en lumière ce geste généreux, solidaire et indispensable pour les malades :

  • Une collecte inédite organisée au Musée des Beaux-Arts de Dijon. Récemment, 97 donneurs ont pu découvrir les œuvres de 3 salles tout au long de leur parcours, commentées par les médiatrices du musée. Une initiative qui a attiré 15 nouveaux donneurs !
  • La création d’un challenge inter-lycées. Du 1er avril au 31 mai, l’EFS invite tous les lycées de la région à se challenger pour sauver des vies, en invitant un maximum d’élèves, parents d’élèves et personnel à donner leur sang au nom de l’établissement... peut-être même pour la première fois 😉
  • Des challenges inter-organismes réinventés. Initialement prévus pour inciter les entreprises à découvrir le don de sang, les challenges inter-organismes s’adressent également aux clubs sportifs, associations et groupes d’amis.
  • Malgré ces initiatives très appréciées des donneurs, cela ne compense pas la baisse de recrutement qui s’amorce encore cette année...

© Hélène Loget

Le don de sang, "une vraie bonne idée solidaire pour s’accorder un moment de pause"

L’EFS alerte à présent et invite tous les citoyens en âge de donner à découvrir l’expérience don de sang, "une manière solidaire de prendre l’air en ce moment et de sauver des vies ! Seul ou entre amis, le don de sang est l’occasion de se retrouver dans un lieu convivial, avec l’assurance du respect des règles sanitaires, pour un petit moment de pause et d’émotions positives générées par cet acte de générosité."

"Et pendant les 7 à 10 minutes de prélèvement, tout est permis : écouter de la musique, trier des photos, errer sur les réseaux sociaux sans culpabiliser... car en même temps, on sauve des vies." EFS Bourgogne Franche-Comté

L'EFS démonte les idées reçues qui freinent les nouveaux donneurs

« Le don de sang fait mal »FAUX

Le don de sang n’est pas plus douloureux qu’une prise de sang. Le prélèvement est réalisé par un personnel qualifié, spécialement formé et qui veille à votre bien-être.

« Il faut prévoir une demie-journée pour donner son sang »FAUX

Comptez 1h de votre arrivée à votre départ. Avec la prise de RDV, vous choisissez même votre créneau !

« Je n’aime pas les hôpitaux donc je vais me sentir mal sur la collecte »FAUX

Que ce soit les équipes de l’EFS en Maison du don ou les associations de bénévoles sur les collectes mobiles, vous serez accueilli.e dans une ambiance chaleureuse et conviviale

« On se sent fatigué après un don de sang »FAUX

Après votre don, les agents de collations sont aux petits soins pour vous permettre de reprendre des forces : boissons, aliments sucrés et salés, il y en a pour tous les goûts.

« Avec le couvre-feu, je ne peux pas me rendre en collecte »FAUX

Si votre passage en collecte (déplacement inclus) se déroule pendant les horaires du couvre-feu, il suffit de cocher la case "assistance aux personnes vulnérables" de l’attestation dérogatoire.

« On ne peut pas faire de sport après un don de sang »VRAI et FAUX

Il est conseillé de ne pas pratiquer d’activité trop intensive dans les heures qui suivent le don, mais en buvant beaucoup d’eau ou de jus, l'organisme reconstitue rapidement le volume sanguin prélevé.

« L’EFS n’a pas besoin de moi, il y a déjà assez de donneurs »FAUX

Chaque don compte, il n’y aura jamais trop de donneurs pour répondre aux besoins des malades. En cette période de crise sanitaire, donner son sang est aussi un moyen simple et concret de contribuer au système de santé.

« Je peux proposer à quelqu’un de venir avec moi »VRAI

Le don de sang est une manière agréable de se retrouver pour sauver des vies en famille ou entre amis, dans un environnement sain où l’on prend soin de vous. De quoi se sentir encore plus fier !

Donner son sang, ça se prépare !

  • Pour donner, il faut être âgé de 18 à 70 ans, peser au moins 50kg et se sentir en forme. Vérifiez que vous pouvez donner grâce au questionnaire en ligne disponible sur l’appli Don de sang ou sur dondesang.efs.sante.fr
  • Prenez rendez-vousvia l’application Don de sang ou sur mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr. Initiative régionale étendue à tout le territoire, la prise de RDV en ligne permet d’assurer la fluidité de la collecte pour un niveau de sécurité optimale ainsi qu’une fréquentation adéquate aux besoins des malades.
  • Avant votre arrivée, assurez-vous de ne pas être à jeun et de vous sentir en forme.
  • Munissez-vous d’une pièce d’identité ou de votre carte donneur, disponible dès 2 dons sur l’appli Don de sang.
  • Respectez un délai de 14 jours après avoir été en contact étroit avec un cas confirmé de la Covid- 19 ou après l’arrêt des symptômes, si vous avez eu des symptômes grippaux.
  • Respectez un délai de 28 jours après l’arrêt des symptômes si vous avez été malade de la Covid-19.
  • Tous les lieux de don sur dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte

En Bourgogne-Franche-Comté l’EFS propose des collectes de sang mobiles pour aller au plus près des citoyens. Une trentaine de collectes sont organisées chaque semaine avec le soutien précieux des associations pour le don de sang bénévole. Sept Maisons du don sont également ouvertes quasi quotidiennement à Auxerre, Belfort, Besançon, Chalon-sur-Saône, Dijon, Mâcon et Sens.

(Communiqué)

Santé

À Besançon, un nouveau cabinet dédié à la psychothérapie et à l’orientation des jeunes

À l’occasion de la rentrée scolaire, Muriel Bozon annonce l’ouverture à Besançon de son cabinet de psychothérapie et d’orientation scolaire. La praticienne souhaite notamment proposer un accompagnement aux adolescents, aux jeunes adultes et à leurs parents, autour des problématiques liées au bien-être, à la scolarité et aux transitions de vie.

Contraceptifs à base de désogestrel : courrier à 1,6 million de femmes sur un risque " faible " de méningiome

Quelque 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette...) vont recevoir un courrier nominatif les informant d'un risque accru de développer un méningiome, annonce jeudi 10 septembre 2026 l'agence du médicament, jugeant toutefois ce risque "faible".

À Besançon, des ateliers pour aider les proches aidants à prendre soin d’eux

À partir du 14 septembre 2026, Cap APA Santé propose un programme gratuit destiné aux aidants de 60 ans et plus. Pendant plusieurs mois, ateliers collectifs, expression corporelle, art-thérapie et séances de gestion des émotions leur permettront de bénéficier d’un temps consacré à leur propre bien-être.

Violences sexistes et sexuelles : un film immersif tourné au CHU de Besançon, pour le personnel du CHU de Besançon

VIDÉO • Le CHU de Besançon a accueilli, jeudi 3 septembre 2026, le tournage d'un film immersif pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet outil inédit, produit avec l'entreprise Reverto, servira de matériel pédagogique pour former le personnel, soignant et non soignant, à la prévention des violences sexistes et sexuelles.

À Besançon, un " super scanner " unique en Franche-Comté révolutionne l’imagerie médicale

Ouvert en novembre 2024, le centre d’imagerie de Chrysopolis situé rue Blaise Pascal à Besançon, détenu par le groupe Diméo, vient de franchir une nouvelle étape dans l’imagerie spectrale avec l’acquisition en mai dernier d’un scanner Apex de chez General Electric permettant une imagerie plus précise et plus rapide unique en Franche-Comté.

Hôpital Nord Franche-Comté : la télé-expertise en gériatrie arrive dans les Ehpad

Depuis juin 2026, l’Hôpital Nord Franche-Comté propose des avis spécialisés en gériatrie à distance aux professionnels des EHPAD de son secteur. Un nouveau service qui s’inscrit dans le développement de la télémédecine en Bourgogne-Franche-Comté et doit permettre de faciliter l’accès à l’expertise médicale pour les personnes âgées.

Légionellose à Port-sur-Saône : après une contamination mortelle, une deuxième personne hospitalisée

Un deuxième cas de légionellose a été déclaré à l’ARS Bourgogne-Franche-Comté le 28 août 2026 chez une personne domiciliée à Port-sur-Saône et actuellement hospitalisée. Un précédent cas avait été signalé le 9 août dernier, la personne est décédée, nous apprend l’ARS.

Un jardin thérapeutique et sensoriel inauguré au CHU de Besançon

Le lundi 24 août 2026, le CHU Besançon Franche-Comté a inauguré son nouveau jardin thérapeutique et sensoriel au sein de son unité de soins palliatifs. Imaginé à partir des besoins exprimés par les patients et leurs proches, cet espace de plus de 400 m² offre désormais une véritable ouverture sur l’extérieur aux personnes hospitalisées en fin de vie.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.9
couvert
le 17/09 à 23h00
Vent
2.66 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
65 %

Sondage