Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

Publié le 22/01/2026 - 14:00
Mis à jour le 22/01/2026 - 10:56

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

"C’est débat à chaque fois sur - pourquoi il y aurait des créations d’emploi - ?", a rappelé la maire, soulignant que "dans les budgets, ce qui est pointé, c’est le fonctionnement, c’est-à-dire les agents et leur rémunération". Pour Anne Vignot, cet échange vise à faire le point sur "la considération portée sur les agents avec un focus particulier sur la question de l’éducation".

Près de 4.000 agents pour la collectivité

Sous la mandature actuelle, la collectivité compte un peu moins de 4.000 agents, répartis entre la Ville de Besançon (2.181 agents), Grand Besançon Métropole (1.548) et le Centre communal d’action sociale (337). La délibération soumise au conseil municipal porte sur la liste des emplois permanents de la Ville, document réglementaire encadrant les postes nécessaires au fonctionnement durable des services.

Pour Élise Aebischer, adjointe à la maire en charge des relations aux usagers et des ressources humaines, ces chiffres doivent être replacés dans leur contexte : "derrière ces grands chiffres, il y a des réalité de terrain". Elle ajoute : "quand on créé des emplois, on créé du service public".

600 emplois permanents créés depuis le début du mandat

Depuis le premier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot, 600 emplois permanents ont été créés, représentant près de 400 équivalents temps plein. En 2025, 56 emplois ont été créés, dont 40 postes permanents dédiés à l’entretien des restaurants scolaires et au service des repas.

Selon Élise Aebischer, "on a transformé considérablement le département Education de la Ville de Besançon". Sur l’ensemble du mandat, 91 nouveaux emplois ont été créés dans différents secteurs, notamment l’éducation, la culture, la surveillance des bassins, la Citadelle ou l’entretien des bâtiments municipaux.

Déprécarisation et amélioration des statuts

Une part importante des créations d’emplois concerne la transformation de postes non permanents en emplois permanents. Au total, 509 emplois ont été déprécarisés. "Cette évolution a permis à des agents contractuels d’accéder à la titularisation et à des droits supplémentaires, tels que la prime de fin d’année ou le forfait mobilité durable", a souligné l'adjointe aux relations aux usagers et aux ressources humaines.

Un focus particulier sur l’éducation

Le secteur de l’éducation concentre une part significative de ces évolutions. Présentant ce volet, Claudine Caulet, adjointe en charge de l’éducation, des écoles et de la restauration scolaire, a rappelé que "ce service a largement bénéficié de ce choix d’emploi". La Ville accueille plus de 5.400 enfants à la cantine, avec un encadrement périscolaire proposant des activités sportives, culturelles et artistiques. "On a un périscolaire qui n’est pas une garderie", se réjouit-elle.

Des moyens spécifiques ont été mis en place pour l’inclusion des enfants à besoins particuliers. "65 enfants sont pris en charge à la pause méridienne, pour offrir une solution aux familles", précise l’élue. Elle évoque également "deux postes éducateurs spécialisé et de monitrice éducatrice qui travaille sur l’inclusion des enfants".

Sur le fonctionnement quotidien des écoles, Claudine Caulet rappelle que "tous les matins, les écoles doivent ouvrir leurs portes, il doit y avoir un service complet" et souligne que "tout le monde est qualifié dans nos crèches". Elle conclut : "nous avons un projet éducatif qui a été remarqué par l’Unicef, Besançon est Ville amie des enfants, et on prend soin des agents qui prennent soin des enfants et des habitants de Besançon, et j’en suis très fière".

Une ville en évolution et des missions élargies

Pour Anne Vignot, l’augmentation des effectifs municipaux répond également à l’évolution de la ville et à de nouvelles attentes des habitants. "Une ville qui s’agrandit a besoin de services supplémentaires : voirie, assainissement, espaces verts", avec notamment quatre personnels supplémentaires dans ces secteurs. Elle ajoute : "On est heureux d’avoir une ville qui se transforme et qui correspond aux besoins d’aujourd’hui. Une ville qui évolue s’ouvre sur de nouveaux métiers".

La maire souligne par ailleurs une contradiction persistante : "on a une société paradoxale qui demande toujours plus de services, mais avec un discours de baisse du personnel du service public : comment résoudre cette équation bizarre ?"

Masse salariale et reconnaissance des agents

Lors du conseil municipal, plusieurs éléments financiers seront été rappelés : 1,5 million d’euros votés en 2024 pour les salaires, 5,4 millions liés à l’augmentation du point d’indice, 3,2 millions consacrés à l’avancement des carrières, 666.000 euros pour la complémentaire santé et 2,3 millions d’euros pour l’augmentation des cotisations retraites en 2025.

Anne Vignot qualifie les 3,2 millions d’euros consacrés aux carrières de "volonté politique", y voyant un "signe d’une très grande reconnaissance envers les agents". Elle évoque également un contexte d’"agressivité envers des agents en première ligne", estimant qu’"il était urgent que nous ramenions un meilleur rapport pour nos agents".

Des missions de l’État reprises par les collectivités

Enfin, la maire a rappelé que certaines missions auparavant assurées par l’État, comme la délivrance des passeports, des cartes d’identité ou les changements de nom, sont aujourd’hui largement prises en charge par les collectivités. "On a pu voir les services de l’Etat se fermer, rapidement on a vu que les gens étaient en grande difficulté", explique-t-elle. Elle cite notamment le dispositif France Services à Planoise, dont "80 % du fonctionnement est pris en charge par la Ville de Besançon". Selon Anne Vignot, "en réalité, ces services de l’Etat sont pris en charge en grande partie par les collectivités".

Economie

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

FC Sochaux : une réduction de capital qui divise les actionnaires, un appel à trouver un investisseur “solide”

L’assemblée générale extraordinaire du FC Sochaux-Montbéliard s’est tenue le vendredi 13 octobre 2025, en amont du match opposant le club à Paris 13 Atletico, dans un climat jugé serein par l'un des participants, malgré une semaine agitée sur le plan médiatique et sportif.

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Café d’Ami, un nouvel espace pour bruncher tout au long de la semaine à Besançon

Maguette Diouf, ancienne chef pâtissière du 1802 à Besançon a décidé de se lancer à son compte et d’ouvrir son propre commerce en proposant un service de type brunch tout au long de la semaine. Elle a ouvert ce mercredi 11 février 2026 au 128 Grande rue à Besançon (anciennement Au Régal de Chouchou). On vous en parle…

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

La seconde vie des vélos au cœur d’un dispositif à Decathlon Besançon

Infos pratiques • À Besançon, l’usage du vélo continue de se développer, que ce soit pour les déplacements quotidiens, les activités sportives ou les balades le long du Doubs. Dans ce contexte, Decathlon Besançon propose depuis 2023 un service de reprise de vélos d’occasion. Ce dispositif vise à prolonger la durée de vie du matériel, à limiter le gaspillage et à faciliter l’accès à des vélos à prix réduit.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.32
légère pluie
le 18/02 à 15h00
Vent
5.37 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
90 %