L'entreprise, qui avait décidé la semaine dernière de recourir à cette procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole, compte 134 salariés sur son site de Mattaincourt (Vosges) et 282 à Saint-Loup-sur-Semouse, selon l'intersyndicale CGT-FO.
"Ce redressement judiciaire doit permettre l'élaboration d'un plan visant à retrouver l'équilibre et à payer une partie des dettes, mais la situation est très difficile", a déclaré lundi l'avocat des salariés, Ralph Blindauer. "Il n'y pratiquement plus de trésorerie et ce sont les salariés qui en font les frais. La direction aurait pu anticiper, les difficultés ne datent pas d'hier, et d'autres solutions, comme une procédure de sauvegarde, auraient pu être envisagées il y a plusieurs mois", a-t-il déploré.
Une audience prévue le 5 août 2026
Pour Erwan, délégué CGT chez Parisot Industries qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, la situation "va être compliquée pour les salariés". "La conjoncture économique n'est pas favorable, l'inflation est galopante, la consommation est en berne", regrette le syndicaliste, qui pointe aussi "les mauvaises décisions stratégiques de la direction" avec "un manque d'investissement".
Cette décision intervient une semaine après le placement en redressement judiciaire du fabricant nordiste de meubles en kit CBA Meubles (ex-Demeyere), qui compte 363 salariés et qui appartient depuis 2026 à P3G, groupe également propriétaire de Parisot Industrie.
Parisot Industrie a été fondée en 1936 par Jacques Parisot, grand-père de l'ex-présidente du Medef Laurence Parisot. Sur son site internet, l'entreprise revendique 500 collaborateurs et deux millions de meubles fabriqués par an.
Une audience d'étape est prévue le 5 août devant le tribunal de commerce de Lille Métropole, à la même date que celle concernant CBA Meubles.
(AFP)


