Selon le syndicat, le nombre d’élèves nécessitant un accompagnement continue d’augmenter dans l’académie. Cette année scolaire, 1.677 AESH exercent dans les établissements du territoire, dont 1.579 femmes, soit plus de 90 % des effectifs. Le SE-Unsa rappelle qu’ils représentent ”8,2 % de la totalité des ressources humaines de notre académie".
Des conditions de travail jugées insuffisantes
Le syndicat estime que ces personnels exercent leurs missions dans des conditions encore trop précaires. Il dénonce notamment des ”contrats de travail incomplets, services partagés, manque de formation, empilement de CDD...”
Le communiqué insiste sur le rôle essentiel des AESH au sein du système éducatif : ”Nous ne pouvons accepter plus longtemps, que les AESH, pilier fondamental de l’Ecole pour tous ne soient pas considérés et respectés pour le travail essentiel qu’ils fournissent.”
Les premières discussions sur un statut de fonctionnaire
Le ministère de l’Éducation nationale a récemment présenté les premières orientations d’un futur statut de fonctionnaire pour les AESH. Celui-ci prévoirait notamment un emploi à temps complet et des missions exclusivement consacrées à l’École inclusive. Le syndicat ”accueille avec satisfaction le démarrage des négociations et souhaite pouvoir soutenir les avancées tant espérées.”
Toutefois, il exprime également des réserves concernant les modalités envisagées. Il critique notamment ”l’hypothèse d’une reconnaissance de ce statut pour seulement 20 % d’AESH, évoquée par le ministre”, une mesure qu’il juge éloignée des attentes exprimées par les personnels, tant dans l’académie qu’au niveau national.
Des revendications pour l’ensemble des accompagnants
Le SE-Unsa demande que le futur statut bénéficie à tous les AESH souhaitant intégrer la fonction publique. Il estime que cette réforme doit permettre de répondre à plusieurs attentes récurrentes de la profession.
Le syndicat revendique notamment :
- une revalorisation salariale conséquente ;
- un véritable temps complet choisi et accessible ;
- une amélioration des conditions de travail ;
- une formation initiale et continue renforcée ;
- une meilleure reconnaissance professionnelle ;
- des missions clairement définies ;
- des perspectives de carrière réelles.
De nouvelles discussions prévues en juin et juillet 2026
Les échanges entre les organisations syndicales et le ministère doivent se poursuivre dans les prochaines semaines. Un groupe de travail national est annoncé pour le 17 juin, tandis qu’une réunion locale est programmée le 3 juillet. Le SE-Unsa affirme que ses représentants nationaux et locaux continueront à défendre les revendications des AESH lors de ces discussions. Dans l’attente, le syndicat appelle les AESH de l’académie à participer à une action intersyndicale consistant à adresser une carte postale au ministre de l’Éducation nationale afin de témoigner de leurs conditions de travail.


