"A l'opposé de toutes les annonces faites en amont comme en aval de la parution du décret, le président a annoncé mettre en application ces frais différenciés dès la rentrée 2026, catastrophiques pour les étudiant·es concerné·es mais aussi pour le personnel de l'université qui aura la charge de mettre en œuvre cette politique de discrimination", écrit le syndicat Sud Education Franche-comté.
Et d’ajouter : "le président a répondu en affirmant être d'accord « philosophiquement » avec notre motion mais a justifié son refus d'aller au-delà d'une simple protestation verbale par son absolue impuissance en la matière. Selon lui, l'université est un « opérateur de l'État », elle n'a aucune autonomie et un décret étant un décret, il faut l’appliquer".
L'intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNEF de l’Université Marie et Louis Pasteur demande :
- Le refus clair et public de toute mise en œuvre des droits d’inscription différenciés pour les étudiant·es extracommunautaires.
- Le maintien d’un régime d’exonération large, solidaire et protecteur, conforme aux valeurs du service public.
- Une prise de position immédiate et assumée de la présidence, "afin que le discours d’opposition soit enfin transformé en acte".
- La garantie qu’aucune décision de ce type ne soit laissée à une autorité administrative nommée, en dehors d’un mandat politique explicite des instances élues.
Pour l’intersyndicale, le texte "institutionnalise un tri social et national profondément contraire aux missions du service public, en frappant particulièrement les étudiant·es venu·es des anciennes colonies françaises en Afrique et en Asie, déjà confronté·es à des obstacles administratifs, économiques et politiques majeurs".


