Grèce : accord entre Athènes et la Zone euro après des négociations marathon

Publié le 13/07/2015 - 15:57
Mis à jour le 13/07/2015 - 15:57

Les Européens ont conclu lundi 13 juillet 2015 au petit matin un accord pour négocier un troisième plan d’aide à la Grèce, la gardant ainsi dans le giron de l’euro, mais au prix de très lourds sacrifices pour ce pays exsangue qui aura besoin d’un nouveau soutien financier.

 ©
©

"Le Grexit a disparu", a déclaré à l'AFP le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l'annonce de cet accord arraché de haute lutte, après 17 heures de négociations marathon, qui évite une sortie de la Grèce de la zone euro.

Pour y parvenir, les chefs d'Etat ou de gouvernement des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont dû surmonter de profondes divisions dans leurs rangs, et renouer un dialogue brisé avec Athènes.

Le Premier ministre Alexis Tsipras réclamait un accord in extremis pour sauver les banques grecques, à cours de liquidités, et éviter un effondrement financier du pays. Lundi, il a salué un "accord difficile", mais qui pour lui garantit la "relance" de l'économie.

Dans l'urgence, la zone euro, dont les ministres des Finances se réunissent une nouvelle fois lundi à Bruxelles, va devoir trouver les moyens d'assurer un "pont" pour financer le pays à court terme, jusqu'au déblocage des fonds.

Au total, le plan de sauvetage, le troisième pour la Grèce depuis 2010, est chiffré entre 82 et 86 milliards d'euros.

Ce pays ne survit pour le moment que grâce aux liquidités injectées par la Banque centrale européenne, qui a décidé lundi de maintenir cette aide d'urgence au niveau actuel.

Accord "laborieux"

Devant la presse, Jean-Claude Juncker a reconnu que l'accord avait été "laborieux", espérant que des négociations pourraient s'ouvrir "en fin de semaine" afin de le concrétiser.

D'ici là, le Parlement grec aura dû voter, probablement mardi ou mercredi, les réformes, sévères et très impopulaires, réclamées par les créanciers en échange de ce sauvetage. Il s'agit notamment d'une hausse de la TVA, d'une réforme du système de retraites et du marché du travail, de privatisations et d'un mécanisme devant assurer l'indépendance de l'office des statistiques.

Les parlements de plusieurs pays, dont le Bundestag allemand, devront eux aussi se prononcer dans la semaine. "Quand ils auront fait cela, nous aurons alors une décision plus formelle" pour démarrer les négociations, a précisé lundi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

Mais si une étape majeure a été franchie après six mois de négociations tumultueuses entre le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras et ses partenaires européens, beaucoup reste à faire pour relancer l'économie grecque.

La chancelière Angela Merkel, inflexible vis-à-vis d'Athènes tout au long des discussions, a prévenu que le chemin serait "long" et "difficile" pour que la Grèce renoue avec la croissance.

François Hollande, dont le pays était l'un des plus souples, a salué le choix "courageux" d'Alexis Tsipras.

Depuis dimanche, les chefs d'Etat ou de gouvernement avaient négocié sans relâche dans ce marathon qui a fait apparaître au grand jour la fracture au sein du couple franco-allemand.

Lundi à l'aube, un compromis s'était dessiné, mais pas suffisant pour que le gouvernement grec plie, tandis que des milliers de tweets l'appelaient, sous le hashtag "Thisisacoup" (C'est un coup d'Etat), à résister aux "diktats" des créanciers.

La Grèce a finalement cédé sur l'un des principaux points de blocage, la création d'un fonds regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d'euros pour garantir les privatisations promises.

Le fonds sera installé à Athènes et servira à recapitaliser les banques, au désendettement, mais aussi à des investissements.

Pas de Grexit temporaire

Le texte final ne prévoit pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, comme évoqué noir sur blanc dimanche dans un projet des ministres des Finances de la zone euro qui avait relancé l'hypothèse du Grexit, redouté par l'ensemble des dirigeants européens.

Mais le gouvernement Tsipras aura maintenant fort à faire pour amadouer son opinion publique, à laquelle il avait promis de rompre avec l'austérité et les diktats des bailleurs de fonds.

Or les réformes à présent réclamées par les créanciers de la Grèce sont encore plus sévères que celles qui ont été rejetées massivement par 61% des électeurs lors du référendum du 5 juillet.

Pour se garder une marge de manoeuvre, le Premier ministre a dû se rapprocher de l'opposition, au prix de dissensions internes à son parti Syriza, ce qui laisse craindre une nouvelle crise politique."Avec un pistolet sur la tempe, toi aussi tu serais d'accord", a lâché, pour justifier les concessions, une source gouvernementale grecque. Les heures étaient de fait comptées pour la Grèce, soumise à un contrôle des capitaux et dont les banques sont fermées depuis le 29 juin.

Sur le front européen, le chef du gouvernement grec a dû tout mettre en oeuvre pour rebâtir la confiance qui s'est brisée envers Athènes. Les discussions sur le sort de la Grèce ont aussi mis à rude épreuve le reste de la zone euro, en particulier le couple franco-allemand.

Alors que François Hollande assurait vouloir "tout faire" pour garder la Grèce dans l'euro, pour la chancelière allemande Angela Merkel, il n'était pas question au contraire d'un accord "à n'importe quel prix".

(Source : AFP)

Economie

Carburant, protection hygiènique, santé mentale… Ce qui change au 1er octobre 2026

Protection menstruelle, prévention, santé mentale, franchises médicales ou encore aides au carburant : plusieurs dispositifs évoluent à compter du 1er octobre 2026. De nouvelles prises en charge entrent en vigueur, tandis que certaines règles de remboursement et dispositifs de soutien sont modifiés. Voici les principaux changements à connaître.

BFC Boost : neuf projets régionaux présentés aux financeurs pour plus de 180 millions d’euros d’investissement

La Région Bourgogne-Franche-Comté a organisé jeudi 24 septembre 2026 à la Burgundy School of Business (BSB), à Dijon, la première édition de BFC Boost. Neuf porteurs de projets ont présenté leurs investissements à des banques,  fonds d’investissement, investisseurs privés et acteurs publics. À eux seuls, ces projets représentent plus de 180 millions d’euros d’investissements annoncés.

" Chez Bon " devient " Bon " et change de formule sans renoncer au fait-maison

Situé au 52 rue des Granges, "Chez Bon" fait partie du paysage bisontin depuis 2010. Renommée "Bon" depuis la rentrée de septembre, l’enseigne a changé son concept. Si la cuisine reste inchangée et "100% maison", l’établissement propose désormais ses plats à emporter, afin de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation de ses clients soucieux de manger "vite, mais bien et bon", a tenu à nous expliquer la gérante, Lise Demontrond.

Larnod : les boulangers transformistes remettent le couvert pour une deuxième saison

Il y a un an, le boulanger du Chalet de la diligence et son mari Aurélien avaient proposé plusieurs soirées de cabaret afin de compenser la perte de leur chiffre d’affaires liée la fermeture de la côte de Larnod durant plusieurs semaines. Fort du succès de leur Rominoushow, le couple s’est lancé dans une deuxième saison baptisée "Une autre histoire". Plus d’une vingtaine de représentations sont proposées du 26 septembre au 14 février 2026.

Auto Dépannage IEMMOLO recrute Mécanicien / Technicien, Dépanneur / Remorqueur, Agent administratif (H/F)

Offre d'emploi • Envie de relever un nouveau défi professionnel et de rejoindre une équipe dynamique ? Notre entreprise recrute plusieurs profils pour renforcer ses équipes. Découvrez nos offres et rejoignez-nous !

À Besançon, le Domaine Hugo ouvre une nouvelle page du quartier Saint-Claude

La première tranche de l’ensemble immobilier Domaine Hugo, situé dans le quartier Saint-Claude à Besançon, a été inauguré mercredi 23 septembre 2026. Porté par le groupe SMCI et le Crédit Agricole Franche-Comté, le projet prévoit à terme huit résidences et 250 logements sur un foncier d’environ deux hectares, soit le plus important domaine immobilier en Franche-Comté. Sa réalisation doit s’échelonner jusqu’en 2029.

Après les " 20 cm de pur bonheur ", Morteau Saucisse développe ses " plaisirs charcutiers " en grand…

PUBLI-INFO • Et si la saucisse de Morteau était bien plus qu’une tradition ? Avec sa nouvelle campagne, m•s (Morteau Saucisse) entend bien le démontrer. Fidèle à son territoire comme à son goût pour ses coups de com’ qui sortent du lot, la marque lance de nouveaux "Plaisirs Charcutiers" : une campagne gourmande, joyeuse et décalée qui invite à parler autrement des plaisirs de la charcuterie… Et surtout, à les partager.

La Ville de Besançon recrute un Chef d’équipe maintenance (H/F)

Offre d'emploi • La Ville de Besançon recrute un chef d’équipe maintenance pour sa cuisine municipale « Les Petits Plats ». À la tête d’une équipe, le futur agent assurera le suivi des équipements, le diagnostic et la réparation des pannes, avec pour objectif de garantir la continuité du service de restauration.

Le Week-end Gourmand du Chat Perché revient du 25 au 27 septembre 2026 à Dole

PUBLI-INFO • Du 25 au 27 septembre 2026, Dole sera au cœur de la gastronomie régionale avec la 12e édition du Week-end Gourmand du Chat Perché. Devenu un rendez-vous incontournable en Bourgogne-Franche-Comté, l’événement, créé en 2015, réunira une nouvelle fois producteurs, chefs, artisans et visiteurs autour des savoir-faire et des richesses culinaires de la région.

Savez-vous que Decathlon Besançon sera fermé pendant deux jours ?

PUBLI-INFOS • Rassurez-vous : cette fermeture de deux jours les 28 et 29 septembre 2026 ne cache aucune mauvaise nouvelle. Ce serait plutôt l’inverse. Explications en 3 temps : d’abord, une grosse évolution dans la communication, puis des espaces premiums et enfin un véritable espace dédié aux pros et aux partenaires...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.63C°
pluie modérée
le 01/10 à 17h00
Vent
2.86 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
88 %

Sondage