Incidents de Bayonne: Damien Meslot veut la démission de Moscovici

Publié le 02/03/2012 - 11:20
Mis à jour le 02/03/2012 - 17:00

Le député UMP  du Territoire de Belfort Damien Meslot a demandé vendredi la démission du directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, au lendemain des incidents de Bayonne où il a vu "un piège tendu" par le PS.

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Dans un communiqué, l'élu du Territoire de Belfort, membre de l'équipe de campagne du président candidat, Nicolas Sarkozy, dénonce "le piège tendu par la direction du Parti socialiste". Comment "croire qu'un millier de manifestants socialistes et nationalistes aient pu se rassembler le même jour, à la même heure et au même endroit avec des banderoles et des projectiles sans que cette action n'ait été préméditée, planifiée et organisée ?", demande-t-il.

"J'accuse la direction de campagne du PS et son directeur Pierre Moscovici", par ailleurs député du Doubs, "d'avoir délibérément organisél'événement", insiste l'élu en demandant "la démission dans les plus brefs délais" du directeur de campagne". Il réclame aussi "de sanctionner les militants socialistes impliqués dans cette agression faute de quoi tout le monde aura compris qui en était l'instigateur".

M. Meslot s'était déjà étonné le 22 février que le candidat PS conserve "comme directeur de campagne, Pierre Moscovici qui se présentait comme un proche de DSK et dont le nom apparaît dans l'enquête qui touche DSK" dans le dossier du Carlton de Lille.

L'équipe Hollande proteste 

 La mise en cause par l'UMP du directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, au lendemain des incidents de Bayonne, ajoute "de la diffamation à l'outrance", a estimé vendredi Bernard Cazeneuve, l'un des porte-parole du candidat socialiste.  "Après les propos de Nicolas Sarkozy sur l'épuration, ces allégations ajoutent de la diffamation à l'outrance", a déclaré le porte-parole, dans un communiqué.

Ce type de déclarations traduit "de la part du candidat UMP à l'élection présidentielle, et de son entourage, une perte de sang-froid", a poursuivi M. Cazeneuve.  "A moins qu'il ne s'agisse d'une stratégie délibérée destinée à noyer la campagne présidentielle dans la polémique et dans l'invective pour éviter le débat sur le bilan du quinquennat" de Nicolas Sarkozy, a-t-il avancé.

"Depuis plusieurs semaines, les responsables de l'UMP, fidèles aux recommandations de leur leader, Jean François Copé, ont promis de transformer  la campagne en un massacre à la tronçonneuse! Ils entretiennent délibérément un climat délétère qui abaisse la politique! Il ne tient qu'à eux d'y mettre fin!", a poursuivi M. Cazeneuve.

Les socialistes pour leur part, a-t-il affirmé, "ont toujours condamné toutes les formes de violences politiques".

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