La financiarisation, ou l’entrée d’acteurs privés dans le secteur des soins, est un problème pour le syndicat CFDT. "La financiarisation du système de santé en France, telle qu’elle est actuellement, ne répond pas aux attentes des professionnels, des résidents et des familles qui attendent mieux pour leurs proches que des « prisons de luxe", dénonce le syndicat.
Selon lui, le dernier fait divers concernant l'EHPAD Granvelle à Besançon, où les résidents ont été toute une nuit sans personnel est "choquant" mais "pas une surprise" pour le syndicat : "La direction se donne le beau rôle dans cette affaire en incriminant les professionnels qui -"ne se seraient pas présentés lors de leur prise de poste"-, sans aucune considération de ses propres responsabilités morales, civiles et pénales en tant qu’employeur, administrateur et décideur", précise le syndicat CFDT Santé -Sociaux, qui rappelle avoir depuis longtemps "tiré la sonnette d’alarme quant aux conditions de travail délétères des salarié .e.s du groupe « Domus Vi".
Le syndicat dénonce "des sous-effectif chronique, dessalaires infra -SMIC, desrappels sur repos, des abandons de postes à répétition, une mise à mal de la conscience professionnelle des salarié.e.s, pas ou peu de perspectives d’évolution de leur rémunération et des conditions d’accueil et d’hébergement des résidents bien en deçà des critères attendus en termes de dignité humaine".
Aussi, il rappelle également que le cout du séjour dans un Ehpad du groupe d’entreprises est en moyenne à 3.500 euros le mois.


