"Désespéré suscite aujourd'hui de nombreuses interrogations quant à la protection et à la valorisation de notre patrimoine national. Selon les éléments communiqués par le ministère, cette cession est intervenue de gré à gré, sans que l'État n'ait été informé en amont, et, surtout, sans qu'aucune procédure de certificat d'exportation n'ait été sollicitée, privant ainsi l'administration de tout levier d’intervention", souligne le sénateur Longeot qui poursuit : "Dans le même temps, une convention de prêt encadrant une exposition alternée entre la France et le Qatar aurait été conclue, permettant notamment une présentation durable de l'œuvre au musée d’Orsay". Aussi, le sénateur relève que les conditions de cette convention restent "floues".
D'autre part, cette situation met selon lui en lumière les "limites des dispositifs actuels de protection, dès lors que l'État ne peut intervenir qu'à condition d'être formellement saisi".
Un manque de transparence ?
Dans ce contexte, J-F Longeot demande à la ministre de préciser pour "quelles raisons, le certificat d'exportation n'a-t-il jamais été sollicité auprès de ses services alors que celui-ci est obligatoire pour toute sortie du territoire". Aussi, il se demande s’il ne serait pas "souhaitable de faire évoluer le cadre législatif afin de renforcer les capacités d'intervention de 'État en amont des cessions d'œuvres majeures, notamment lorsque celles-ci présentent un intérêt patrimonial exceptionnel".
Enfin, le sénateur demande de "préciser les termes exacts de la convention conclue avec Qatar Mill Museum, notamment en matière de durée, de rotation de l'œuvre et de garanties de retour sur le territoire national et d'apporter les garanties quant à la transparence et à l'encadrement des partenariats internationaux portant sur des œuvres emblématiques du patrimoine français".


