L'opposition fustige "l'échec" de Macron mais appelle au respect du reconfinement

Publié le 29/10/2020 - 11:15
Mis à jour le 08/11/2020 - 09:59

Un « oui mais de colère », « pilotage incohérent », « échec cinglant » : avant même le débat prévu ce jeudi 29 octobre 2020 au parlement, les partis d’opposition ont fusillé la politique de l’exécutif face au Covid-19, même s’ils appellent au respect du confinement annoncé mercredi par Emmanuel Macron.

"Nous respecterons bien sûr les consignes", a affirmé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. Mais "la gestion erratique de la crise et l'absence d'anticipation de cette 2è vague sont la raison de décisions qui seront très dures à surmonter pour beaucoup de nos compatriotes et de nos entreprises", a-t-elle mis en garde.

Les Républicains aussi ont dénoncé un "échec cinglant" de la gestion de la crise par M. Macron, à l'instar de Bruno Retailleau, président des sénateurs Les Républicains.

Le président a pris "des mesures sous la contrainte, en prenant en compte très partiellement une partie des conséquences désastreuses sur le plan économique du confinement du printemps. Sur le plan de la santé il a tenté de justifier l'injustifiable car rien n'a été fait pendant huit mois", a affirmé à l'AFP Christian Jacob, président de LR.

"Voter jeudi ? Cet exercice ne rime à rien. On va voter sur quoi ? Le parlement est fait pour légiférer, pas pour émettre un avis sur la prestation télévisée d'un président de la république", a-t-il tranché, en référence aux débats suivis de votes prévus à l'Assemblée et au Sénat.

Pour Damien Abad, président des députés LR, "ce reconfinement, c'est l'échec du déconfinement qui n'a pas été réalisé sous protection comme nous l'avions proposé".

"Emmanuel Macron confine les Français chez eux mais laisse nos frontières ouvertes au sein de l'Union européenne... Incompréhensible !", s'est exclamé Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.

A gauche, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a affirmé à l'AFP appeler à "une rigueur absolue pour respecter le confinement". Et "je voterai demain (jeudi) les mesures proposées".

"Aucune leçon tirée"

"Mais c'est un +oui+ de colère !. Ce qui est demandé aujourd'hui aurait dû être fait il y a plusieurs semaines", a-t-il ajouté, en regrettant les "incertitudes" qui demeurent, notamment sur le télétravail. "Qui décide qui est en télétravail ?". "Il va falloir lever ces incertitudes très rapidement".

En des termes cinglants, Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a dénoncé sur Twitter "l'échec" du déconfinement de l'été. "L'épidémie est hors de contrôle. Le président aussi. Aucune leçon tirée. Tous les foyers de contamination restent ouverts. Mais que reste-t-il de nos vies ? Nous respecterons la discipline sanitaire. Mais sans cautionner ce pilotage incohérent".

"Pas d'autre choix que de confiner... terrible réalité pour notre pays, face à ce virus mortel. Mais aussi parce que notre système de santé est exsangue", a également twitté Fabien Roussel, patron du PCF.

Les écologistes déplorent aussi un "défaut d'anticipation de cette 2ème vague", comme Julien Bayou, patron d'EELV, sur FranceInfo.

"Nous appelons les citoyennes et les citoyens au civisme et à respecter le nouveau confinement annoncé ce soir par le président de la République" même si "nous regrettons que l'alerte du conseil scientifique du 22 septembre qui annonçait clairement les risques liés à un retard de décision face à la deuxième vague de la pandémie n'ait pas été prise en considération plus tôt (...). Mais il y a un temps pour tout. L'heure n'est pas à aux polémiques", a affirmé Delphine Batho, président de Génération ecologie, dans un communiqué.

En termes plus conciliants, Yannick Jadot, député européen EELV, a affirmé que "notre pays (devait) faire face à une nouvelle épreuve que la protection de notre santé exige". Il a appelé "le Président et le gouvernement à redoubler d'effort pour soutenir les plus vulnérables d'entre nous, dans la population comme dans les entreprises et les commerces".

Stanislas Guérini, patron du parti présidentiel La République en Marche, a lui, sans suprise, estimé sur twitter que le nouveau confinement est "une décision difficile à prendre mais nous sommes une nation unie et solidaire. Nous y arriverons, ensemble".

(SOURCE AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.88C°
nuageux
le 19/10 à 14h00
Vent
3.26 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
82 %

Sondage