Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions à Besançon

Publié le 18/10/2026 - 09:48
Mis à jour le 18/10/2026 - 09:54

Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

La manifestation du samedi 17 octobre 2026 à Besançon a donné lieu à une mobilisation d’ampleur contre l’injustice sociale et la crise du pouvoir d’achat, suivie de dégradations dénoncées par plusieurs responsables politiques locaux. Dans leurs communiqués publiés à la suite des événements, des élus de gauche et de droite ont condamné les violences, tout en livrant des analyses différentes de leurs causes et des responsabilités politiques.

"Un gouvernement qui reste sourd"

Anne Vignot et Anthony Poulin, élus au conseil municipal de Besançon pour les Écologistes du Grand Besançon, expliquent avoir souhaité soutenir les participants face à ”un gouvernement qui reste sourd au désarroi de la jeunesse, des salariés et des agents du service public”. Ils dénoncent toutefois les dégradations commises dans plusieurs secteurs de la ville. ”Aucune dégradation ni aucune violence ne saurait être tolérée”, écrivent-ils, estimant que ces actes ”ternissent cette mobilisation, sans en effacer la force ni la légitimité des revendications”.

Des dégradations au cœur des réactions politiques

Dans son communiqué intitulé ”L’ordre républicain doit primer face au chaos”, Cédric Bôle, président de la fédération Les Républicains du Doubs, décrit une situation particulièrement grave. Des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a fait l’objet d’une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible.

Cédric Bôle condamne fermement ces événements et considère qu’”une nouvelle ligne rouge a été franchie”. Il attribue une part de responsabilité à l’extrême gauche et à La France insoumise, accusant ce mouvement de contribuer à la montée des tensions. ”Depuis des semaines, La France insoumise contribue à alimenter les tensions et à banaliser la violence”, affirme-t-il.

Cédric Bôle inscrit également ces événements dans un contexte politique national. Selon lui, ”depuis neuf ans, l’autorité de l’État n’a cessé de s’affaiblir”. Il appelle à une réponse ferme des pouvoirs publics et demande que ”les individus responsables de ces violences soient identifiés et poursuivis en justice”.

Séverine Véziès appelle à distinguer contestation et violences

Du côté de La France insoumise, Séverine Véziès, cheffe du groupe LFI au conseil municipal de Besançon, dénonce la situation politique et sociale du pays, tout en appelant à ne pas confondre mobilisation politique et actes de dégradation.

”À Besançon comme ailleurs, la situation est brûlante”, écrit-elle. Elle met directement en cause Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs, auxquels elle reproche de ”briser notre pays, mépriser son peuple, éborgner et criminaliser ses opposant • es”.

La responsable insoumise souligne néanmoins que les personnes qui partagent ses convictions ne doivent pas prendre part aux pillages et aux destructions. ”Face à cette situation qui devient chaotique, nous devons rappeler que celles et ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage”, affirme-t-elle.

Elle ajoute : ”Quelles que soient les responsabilités du pouvoir et de ses incompétents et leurs violences, nous devons refuser de participer à des actions sans signification politique et contraire à nos méthodes.”

Pour Séverine Véziès, la réponse à la crise doit rester politique. ”L'issue ne peut être que politique”, conclut-elle.

Manifestation du 17 octobre 2026

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Politique

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Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

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Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

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