Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Publié le 07/07/2026 - 16:00
Mis à jour le 07/07/2026 - 15:54

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Marine Le Pen © Alexane Alfaro
Marine Le Pen © Alexane Alfaro

Marine Le Pen n'a fait aucune déclaration à l'issue de l'audience, peu après 14H00. Elle doit s'exprimer dans le journal de 20H00 de TF1, où elle doit annoncer sa décision, a confirmé auprès de l'AFP l'un de ses proches.

"Maintenant, nous réfléchissons à l'ensemble de la décision", a pour sa part commenté son avocat, Me Rodolphe Bosselut, qui s'est dit "partiellement" satisfait.

Quelques minutes plus tôt, dans une salle d'audience accablée par une chaleur de plomb, la présidente de la cour d'appel avait annoncé l'intégralité de la sentence à la cheffe de file du RN, debout à la barre: 100.000 euros d'amende, quarante-cinq mois d'inéligibilité dont trente avec sursis (contre cinq ans en première instance) et trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme à purger à domicile sous bracelet électronique.

Pour motiver cette décision, la cour s'est voulue sévère, pointant la réalité de ces détournements de fonds du Parlement européen au profit du parti à la flamme, avec "un mode de fonctionnement s'apparentant à une organisation dont la finalité consistait à s'accaparer des fonds du Parlement européen à des fins autres que ce à quoi ils étaient destinés".

La magistrate a encore souligné des faits "graves" en ce qu'ils se sont déroulés "sur 11 années", ainsi qu'"en regard du montant des sommes détournées, plus de 2,8 millions d'euros". "Graves", encore, eu égard à "la probité que les services du Parlement européen prêtaient aux élus" et à la "rupture d'égalité avec les autres partis politiques", "commis par des élus en chargé de l'intérêt général dont il est attendu une exemplarité totale".

Certes, mais les trois magistrates de la cour ont pris soin de souligner dans leur arrêt l'importance de la "liberté des candidatures", en l'espèce à l'élection présidentielle, tout autant que la "liberté du choix des électeurs".

Sur le papier, la justice a donc renoncé à empêcher Marine Le Pen de se présenter.

30% au premier tour

Sauf que la finaliste des deux dernières courses à l'Elysée avait conditionné une quatrième candidature à une liberté de mouvement totale, incompatible selon elle avec le port d'un bracelet.

"S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible", avait-elle insisté mercredi sur LCI. Peut-elle changer d'avis ? Le jeu des remises de peine pourraient réduire le quantum d'environ six mois, ce qui retarderait une pleine entrée en campagne en janvier. A défaut, elle devrait introniser ce soir en bonne et due forme Jordan Bardella comme candidat du RN pour la présidentielle de 2027.

Les sondages offrent à l'une comme à l'autre le statut de favoris du scrutin des 18 avril et 2 mai, aussi bien placés pour récolter les fruits de la stratégie de "dédiabolisation" de l'extrême droite que l'aînée a initiée dès son accession à la tête du parti il y a quinze ans. Au premier tour, ils recueillent plus de 30% d'intentions de vote.

"Nous ne nous découragerons jamais, nous lutterons toujours, nous irons jusqu'au bout, jusqu'à la victoire", avait lancé samedi Marine Le Pen aux côtés de son dauphin à Liévin, dans son fief du Pas-de-Calais.

La patronne du RN avait été condamnée en première instance l'an dernier à quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous surveillance électronique, ainsi qu'à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. Une peine qui lui barrait la route vers l'Elysée.

Si les débats ont été plus apaisés en appel, Marine Le Pen n'avait pas bougé sur le fond, protestant durant trois semaines de sa "bonne foi" et niant avoir mis en oeuvre entre 2014 et 2016 un "système" destiné à détourner des fonds européens.

"Organisation"

Les conclusions des juges d'appel sont somme toute identiques à celles de leurs prédécesseurs de première instance: Marine Le Pen est bien coupable d'avoir fait embaucher par les eurodéputés de son parti des assistants, payés par le Parlement européen, dont les activités n'étaient en fait qu'au seul bénéfice du parti.

Les débats avaient en effet mis en évidence l'absence ou, au mieux, la grande indigence des preuves de tâches d'assistants parlementaires réellement exécutées.

Suffisant pour que l'accusation fustige une "organisation", d'abord décrite comme "artisanale" lors de sa mise en œuvre par Jean-Marie Le Pen en 2004, puis "professionnalisée" à partir de 2012 par sa fille, qui lui avait succédé un an plus tôt à la tête du parti. Et pour réclamer la confirmation de la sévérité prononcée en première instance, ce à quoi, sur ce point, la cour d'appel s'est refusée.

Le parquet général a dix jours pour se pourvoir en cassation.

(Source AFP)

Politique

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Golden Coast Festival : le RN demande la suspension des subventions après l’annonce de la venue du rappeur Médine

Le groupe Rassemblement national (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté demande la suspension des subventions publiques accordées au Golden Coast Festival après l'annonce de la participation du rappeur Médine, prévue le 30 août 2026 à Dijon.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Plus de 200 personnes mobilisées contre la loi d’urgence agricole sur les terres d’Annie Genevard

Plus de 200 personnes, selon l'organisation, se sont rassemblées samedi 27 juin 2026 à Morteau, à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, à l'initiative de la députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet. La mobilisation visait à dénoncer la loi d'urgence agricole, actuellement examinée au Sénat, et les conséquences environnementales que ses opposants lui reprochent.

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 32.66
couvert
le 07/07 à 17h00
Vent
3.05 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
28 %

Sondage