Mieux réguler le foncier agricole : feu vert de l'Assemblée

Publié le 29/05/2021 - 15:30
Mis à jour le 29/05/2021 - 10:12

Mieux réguler l’accès aux terres face notamment aux appétits des financiers et investisseurs non exploitants: l’Assemblée nationale a adopté cette semaine en première lecture une proposition de loi de la majorité qui est critiquée par la gauche pour ses potentiels « effets pervers ».

Illustration © Alexane Alfaro
Illustration © Alexane Alfaro

Elle a été adoptée par 114 voix pour, 12 contre et 11 abstentions.

Le texte "d'urgence" porté par Jean-Bernard Sempastous (LREM), qui doit maintenant être examiné par le Sénat, cible les cessions de terres via des parts de société - toute transaction de terres détenues par une personne physique est déjà encadrée.

Selon l'élu des Hautes-Pyrénées, "il s'agit de percer l'abcès de la règlementation qui profite aux sociétés", au détriment du modèle français des exploitations familiales. Ces sociétés possèdent désormais près des deux tiers de la surface agricole utile.

Son texte, une première en Europe d'après lui, prévoit de soumettre à autorisation administrative les cessions de titres sociaux, si l'opération confère le contrôle de la société agricole au cessionnaire et si cela conduit à une concentration excessive ou un accaparement de terres. Des "seuils d'agrandissement significatif" seront fixés par les préfets de région.

M. Sempastous prévoit en cas de dépassement des "engagements compensatoires" de la part des sociétés, comme de mettre à disposition de jeunes agriculteurs des terrains.

Présent mardi dans l'hémicycle au premier jour des débats, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a soutenu le texte, rappelant "l'enjeu essentiel" d'une "relève générationnelle" dans le monde agricole et le besoin de terres.

Il a salué "une étape décisive, nécessaire mais pas encore suffisante", alors qu'Emmanuel Macron a promis une grande loi foncière, qui ne verra cependant pas le jour sous ce quinquennat en raison d'un agenda législatif contraint.

Les oppositions sont restées sur leur faim, la droite soulignant néanmoins l'intérêt de la proposition de loi.

La gauche s'est montrée réservée voire hostile, en particulier Dominique Potier (PS) qui a déposé son propre texte et a bataillé pour améliorer celui présenté par LREM-MoDem-Agir.

Avec l'ex-"marcheur" Cédric Villani et Jean-Michel Clément (Libertés et territoires), cet ancien agriculteur a pointé un "deux poids-deux mesures" selon les modèles de propriété, ainsi que les multiples brèches dans le nouveau dispositif qui va créer selon lui "une autoroute à l'agrandissement".

Gouvernement et rapporteur ont opposé liberté d'entreprendre et accord des organisations professionnelles notamment sur les seuils fixés.

Aux exceptions au contrôle, les députés ont ajouté en séance les opérations réalisées entre membres proches d'une même famille, jusqu'au 3ème degré inclus, à condition que les titres sociaux acquis soient conservés durant neuf ans.

(AFP)

Nature

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Franche-Comté : un week-end encore très chaud, avec un risque orageux

Selon les prévisions de Météo-France, la Franche-Comté devrait connaître un week-end des samedi 27 et dimanche 28 juin 2026 anormalement chaud. Après plusieurs jours de températures exceptionnellement élevées à l’échelle nationale, les quatre départements francs-comtois resteront sous l’influence d’une masse d’air très chaude et en vigilance rouge "canicule". Les maximales devraient fréquemment dépasser les 30 °C, voire approcher ou dépasser localement les 35 °C dans les secteurs de plaine. Une évolution orageuse demeure toutefois possible samedi. 

Canicule : la LPO Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences pour la faune sauvage

Alors que la France a connu, le 25 juin, sa journée la plus chaude jamais enregistrée avec une température moyenne de 30 °C sur 24 heures, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences de cet épisode caniculaire pour la faune sauvage. En pleine période de reproduction, de nombreux jeunes animaux sont victimes de la chaleur.

Une jeune femelle lynx remise en liberté dans le massif des Vosges

Une jeune femelle lynx a été remise en liberté dans les Vosges du Nord après plusieurs mois de prise en charge et de réhabilitation, a-t-on vendredi 26 juin 2026 de la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté. L'animal, qui avait été recueilli à l'automne dernier alors qu'il était en détresse, a retrouvé son milieu naturel à proximité de son lieu de découverte.

Une partie du département du Doubs passe en Alerte renforcée sécheresse

Le département du Doubs avait été placé en "Alerte sécheresse" le 18 juin dernier. Depuis, la situation s’est aggravée avec le passage du département en alerte rouge canicule. Face à ce constat et afin de préserver la ressource en eau, le préfet du Doubs, Rémi Bastile, a décidé de placer une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse".

À Besançon, la canicule pèse sur l’activité des commerces du centre-ville

À compter de 12h ce jeudi 25 juin 2026, la Franche-Comté passera en vigilance rouge, c’est-à-dire en vigilance "extrême canicule" selon Météo France. Alors que la saison estivale sonne généralement le début des bonnes affaires notamment avec l’arrivée des soldes mais aussi avec un climat d’été souvent propices aux déjeuners ou verre en terrasse, les fortes températures actuelles ont pour effet d’inverser cette tendance. Rencontres avec quelques commerçants du centre-ville bisontin qui témoignent du fait que la canicule n’est définitivement pas bonne pour les affaires.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage