"Si cette ouverture répond certes à un besoin, puisque les urgences sont engorgées, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une nouvelle étape de la privatisation rampante du service public de santé", déplore Séverine Véziès. Pour rappel, l’ouverture de cette maison de garde est effective depuis le mois de février à Besançon.
Sur le prix des consultations (de 56,50€ à 72€), la candidate LFI se questionne : "qu'adviendra-t-il des patient(e)s dépourvu(e)s de mutuelle ou dont la couverture est insuffisante, et qui étaient auparavant soigné(e)s gratuitement ?". Et d’ajouter : "Nous sommes également opposés à cette privatisation de fait d’une partie du rôle de l'hôpital, qui plus est lorsque ce sont ses moyens qui en assurent la logistique ! Car ce sont les services des urgences qui gèrent les prises de rendez-vous et les aspects administratifs de ces consultations privées".
Proposition : la création d’un centre public de santé pluridisciplinaire
Séverine Véziès veut créer un centre public de santé pluridisciplinaire, en lien avec l’ARS et les professionnel(le)s de santé, dont l'offre sera déterminée après un diagnostic précis des besoins à pourvoir et de la localisation "la plus judicieuse au regard des besoins et de l’offre existante" : "Compte tenu de l'insuffisance notoire et dramatique en matière de soins psychiatriques, il comportera une antenne de santé mentale", précise-t-elle.
Ce centre sera fondé sur le salariat des médecins, "sans dépassement d’honoraires et à tiers payant intégral, afin de garantir un accès aux soins de proximité pour tous", est-il souligné.
La candidate envisage également des campagnes de prévention et de dépistage dans ce même centre en parallèle de médiateur(trice)s de santé dans les quartiers.


