FCSM : un actionnaire vent ses parts sur Leboncoin, désaccords internes et flou autour du capital

Publié le 09/02/2026 - 18:15
Mis à jour le 09/02/2026 - 19:27

Le Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), sauvé à l’été 2023 grâce à une mobilisation conjointe d’investisseurs, de collectivités et de supporters, se retrouve de nouveau au cœur de discussions financières et capitalistiques à quelques jours d’une assemblée générale attendue le 13 février 2026.

Pour rappel, le 22 juillet 2023, l’association de supporters Sociochaux lançait une levée de fonds pour contribuer au sauvetage du FCSM. Environ 11.000 socios ont mobilisé près de 800.000 euros, injectés dans le club. L’association est ainsi devenue le deuxième actionnaire du FCSM, participant à la reprise aux côtés d’investisseurs privés et de collectivités territoriales.

Une annonce de vente d'actions sur Leboncoin

Vendredi 6 février 2026, une annonce inhabituelle est apparue sur la plateforme Leboncoin. Une “société actionnaire du Football-Club Sochaux Montbéliard, ayant participé activement à la reprise du club en août 2023”, y propose de céder l’intégralité de ses parts pour un montant de 260.000 euros, correspondant à leur valeur nominale.

L’annonce présente cette cession comme une “opportunité idéale pour un investisseur souhaitant entrer au capital d’un club historique français”. Elle évoque également la situation sportive du club, actuellement en National, avec “une chance réelle de remontée en Ligue 2”, ainsi que la qualité de son centre de formation. Le vendeur indique qu’un dossier complet et des éléments financiers seraient transmis aux personnes sérieuses, avec possibilité d’accompagnement et engagement de confidentialité.

Des tensions évoquées entre actionnaires

Selon des informations publiées par maCommune.info ce 9 février 2026, un supporter du FCSM affirme que cet actionnaire serait celui qui s’était vu refuser, à l’automne 2023, la possibilité d’injecter 3 millions d’euros dans le club. La même source évoque une situation interne entre actionnaires “plus complexe qu’elle n’apparaît publiquement”.

Le club a récemment mentionné une future augmentation de capital. Toutefois, toujours selon cette source, l’assemblée générale prévue le 13 février devrait d’abord se prononcer sur une réduction de capital, une opération susceptible d’entraîner une dilution de la part des petits actionnaires.

La position de la SAS Kevali

Contacté par téléphone ce lundi 9 février, Cyril Haulet, investisseur présent lors de la reprise de 2023 et "poussé vers la sortie", s’exprime au nom de Aliaume Gonthier, président de la SAS Kevali, qui est à l’origine de l’annonce de vente.

Selon lui, Aliaume Gonthier “voulait vendre depuis un certain temps, tout le monde est informé de cela.” Il estime également que ce dernier “n’a pas eu le même traitement que d’autres actionnaires” et ajoute : “il est pris en otage.”

Revenant sur l’automne 2023, Cyril Haulet affirme que Aliaume Gonthier “voulait investir 3,3 millions qui lui ont été refusés parce que ça allait déstabiliser le club lui a-t-on dit.” Il poursuit : “Ça l’aurait fait, mais d’autres choses se tramaient.”

Il évoque par ailleurs des engagements qui auraient été pris au moment de la reprise : “les personnes à la tête du club ont fait la promesse de créer une société coopérative sur le club.” Cette orientation faisait partie des conditions soutenues par plusieurs collectivités ayant accompagné le sauvetage, dont la Ville de Belfort, la Ville de Montbéliard, le Pays de Montbéliard Agglomération et le Département du Doubs. Il ajoute : “On nous l’a fait à l’envers, il n’a jamais été question de faire une société coopérative.” Seule une société coopérative a été montée pour le centre de formation du FCSM.

Une situation financière sous tension

Concernant la séquence actuelle, Cyril Haulet indique qu’“une personne est intéressée par les actions de M. Gonthier, mais ce n'est pas grâce à l’annonce sur Leboncoin”, précisant que le président de la SAS Kevali aurait souhaité profiter de l'actualité récente pour rendre la situation plus visible.

Il décrit un contexte financier qui, selon lui, “nécessite une augmentation de capitale”, mais affirme qu’au préalable “les administrateurs, qui font la pluie et le beau temps, réduisent le capital pour réduire les parts des petits actionnaires pour remettre au pot et augmenter leur participation.”

Toujours selon M. Haulet, deux options seraient actuellement envisagées, dont “une qui est rédhibitoire parce qu’elle réduit par deux le prix nominal de l’action.”

Il fait également état d’interrogations sur les comptes du club : “on nous a fait voter pour une réduction de capitale” en raison d’une “perte d’exploitation”. Tout en reconnaissant que “la démarche est légale : on a une perte supérieure à la moitié du capitale, on doit réduire le capitale”, il s’interroge : “mais est-ce que cette perte n’a pas été volontaire ?” Il ajoute : “on se pose la question d’une éventuelle vente dans les tuyaux. On se pose plein de questions.”

Enfin, il conclut en évoquant la situation du jeune attaquant de l'OM Robinio Vaz qui s'est engagé en janvier dernier avec l’AS Roma pour un montant de 25 millions d’euros. Une excellente affaire pour l’OM, mais aussi pour le FC Sochaux-Montbéliard (son club formateur) qui percevra un peu moins de 3 millions d’euros dans l’opération. Pour Cyril Haulet, cette situation interroge sur “ce qui justifierait une diminution du capitale” du club. 

L’assemblée générale du FCSM est prévue ce vendredi 13 février. Cyril Haulet indique qu’il y sera présent et représentera Aliaume Gonthier.

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