"Production, préservation, protection": en Haute-Saône, Emmanuel Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon

Publié le 03/02/2026 - 15:33
Mis à jour le 03/02/2026 - 15:43

Emmanuel Macron a énoncé mardi 3 février 2026 ses priorités pour l'agriculture française et européenne, "production, préservation et protection", lors d'une visite en Haute-Saône, à l'approche du Salon de l'agriculture, pour lequel il a suggéré de réexaminer la décision sur l'absence prévue de bovins.
 

 © Capture d'écran / compte X (Twitter) de l'Elysée
© Capture d'écran / compte X (Twitter) de l'Elysée

Rappelant la "période difficile" que traversent les agriculteurs, le chef de l'Etat a promis d'"apporter des réponses" avec le gouvernement, en présence de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard sur une exploitation spécialisée dans l'élevage de vaches à Vallerois-le-Bois. Il a évoqué "trois grands objectifs" pour que l'agriculture française et européenne soit "souveraine" et ait "de l'avenir".

Des objectifs de production au niveau européen

Le premier "ça doit être de produire, c'est pas un gros mot de produire", a-t-il plaidé, demandant pour cela de "continuer de simplifier" pour "rendre la vie plus simple à ceux qui produisent". Dans ce cadre, il a dit vouloir "se battre" pour que la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne en cours de négociation soit "à l'euro" près la même que sur la phase précédente. "Mais on a besoin aussi d'investir. Et ce qu'on va pousser, c'est des objectifs de production au niveau européen, filière par filière", pour éviter de "dépendre" et de "déléguer notre alimentation à d'autres", a insisté Emmanuel Macron.

"Le deuxième pilier, ça doit être la préservation", de "notre eau, notre sol, notre biodiversité", a-t-il poursuivi, malgré "les différences de sensibilités" notamment entre les organisations syndicales dont il a rencontré des représentants locaux.

"Le troisième pilier, c'est la protection", a-t-il encore dit. Selon le président, "il faut faire avec notre agriculture exactement ce qu'on a fait ces derniers mois pour notre acier ou pour notre automobile, de la préférence européenne et de la protection". A savoir que "quand on a une règle qu'on impose à nos producteurs, il faut l'imposer à ceux (...) dont on importe les biens".

"Prudence" sur une nouvelle loi Duplomb

Emmanuel Macron s'est félicité de l'absence de nouveaux cas de dermatose bovine "depuis un mois", et a donc estimé que les "conditions sanitaires" étaient bien meilleures que lorsqu'il a été décidé de ne pas accueillir de bovins au Salon de l'agriculture qu'il inaugurera le 21 février. "Je les ai invités à regarder s'il y avait peut-être des flexibilités possibles" sur la présence de bovins, "ça peut se regarder", a-t-il dit, mais il s'en est remis à la décision des professionnels et des organisateurs.

Le monde paysan en colère s'est mobilisé en décembre et en janvier, en raison de la dermatose et de l'abattage imposé aux élevages touchés, mais aussi contre l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur. La France a finalement voté contre le traité avec le bloc latino-américain, sans toutefois parvenir à bloquer le feu vert des Vingt-Sept. Le Parlement européen a ensuite saisi la Cour de justice de l'UE, ce qui suspend le processus de ratification.

Interrogé sur la possibilité que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen décide d'une application provisoire de l'accord sans attendre ce délai, Emmanuel Macron l'a appelée à "tenir" ses engagements d'attendre un "éclairage" de la justice.

"Les accords sont faits pour être tenus. Donc, je pense que la présidente de la Commission, elle va respecter ce qu'elle a dit au Parlement", a-t-il ajouté.Enfin, le président a affirmé qu'il fallait "regarder toujours avec beaucoup de prudence" les initiatives comme celle du sénateur Laurent Duplomb, qui a déposé lundi une nouvelle proposition de loi visant à autoriser la réintroduction de pesticides interdits en France, quelques mois après le mouvement de protestation contre son premier texte.

"Le président du Sénat a décidé de soumettre ce texte au Conseil d'État. C'est la bonne approche. Donc il faut attendre le retour du Conseil d'Etat et sur cette base là, avoir un retour très précis pour voir ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas", a temporisé Emmanuel Macron.

(Source AFP)

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