Objectif "100% de réussite en CP" pour le réseau d'éducation prioritaire

Publié le 22/08/2017 - 13:11
Mis à jour le 22/08/2017 - 14:06

Pour bâtir l’ »école de la confiance » évoquée par le ministre de l’Éducation nationale et préparer la rentrée de septembre 2017, l’école devra dédoubler les classes de CP en Réseau d’Education Prioritaire (REP +) et adaptater les rythmes scolaires.

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Les acteurs du système éducatif sont appelés à :

  • "dépasser les clivages et s’inscrire dans une vision de long terme pour atteindre l’objectif principal de l'école, la réussite de chaque élève ;
  • être pragmatiques et regarder avec lucidité ce qui fonctionne et ce qui ne  fonctionne pas, trouver les meilleures solutions au plus près du terrain, encourager  l’esprit d’initiative, appuyer et étendre ce qui marche, dans le cadre de la République ;
  • garder une attention constante aux plus fragiles pour prévenir et lutter contre  la difficulté à l’école ;
  • rester fermes dans la défense des valeurs de la République ;
  • avoir une démarche d’ouverture vers l’international et l’Europe en particulier".

 Dédoublement des classes de CP en REP+ à la rentrée 2017

Un dédoublement des classes de CP et de CE1 dans l’éducation prioritaire s'effectuera "pour agir à la racine, c’est-àdire dès les premières années des apprentissages fondamentaux (CP et CE1)" explique le rectorat. À la rentrée 2017, le choix est de concentrer l’effort là où cela est le plus nécessaire : dans les classes de CP des REP+. L’objectif global dans lequel s’inscrit cette mesure  est "100% de réussite en CP" : garantir, pour chaque élève, l’acquisition des savoirs  fondamentaux – lire, écrire, compter, respecter autrui.

À compter de la rentrée 2018, les classes de CP en REP, de CE1 en REP+ et REP seront également dédoublées "c’est la mesure la plus importante prise en faveur de l’éducation prioritaire depuis la  création des ZEP en 1981" précise le resctorat.

Le point dans l’académie

L’académie compte quatre collèges en REP+, trois dans le département du Doubs (collège Diderot à Besançon, collège Lou Blazer à Montbéliard, collège Anatole France à Bethoncourt), un dans le Territoire de Belfort (collège Simone Signoret à Belfort).

Dans le Doubs : les huit écoles en REP+ se répartissent comme suit :

  • quatre dans le réseau du collège Diderot,
  • Trois dans celui du collège Lou Blazer et
  • un dans celui du collège Anatole France.

La situation particulière de l’école Fourier, école "orpheline", non rattachée au REP+  Diderot, mais localisée dans le même quartier de Planoise a été prise en compte et bénéficiera des mêmes conditions d’accompagnement.

19 classes de CP supplémentaire

Cette mesure nécessite la mise à disposition de dix-neuf classes de CP supplémentaires. Elle a donné lieu à un examen avec les services compétents des  mairies. Lorsqu’il ne sera pas possible de disposer à cette rentrée de salles de classes  supplémentaires, il est prévu d’affecter deux maîtres dans une même salle avec 24 élèves.

Dans le Doubs, pour le REP+ Diderot à Besançon, cinq écoles sont concernées : l’école Bourgogne, l’école Dürer, l’école Champagne, l’école Île-de-France et l’école Fourier. Trois pour le REP+ Lou Blazer à Montbéliard : les écoles Côteau-Jouvent, PetitChênois et André Boulloche. Une pour le REP+ Anatole France à Bethoncourt : l’école Nelson Mandela. 

Dans le Territoire de Belfort : une seule école est concernée, l’école Louis Pergaud  (14 classes + 1 ULIS). Les effectifs prévisionnels en CP sont de 76 élèves. Il convient  donc de prévoir six classes au lieu de trois.  Les locaux le permettent. Les postes supplémentaires seront mobilisés.

 D’autre part, des créations de postes sont prévues pour les mesures  d’accompagnement (besoin de remplacement, notamment).

Adaptation des rythmes scolaires

Au cours de la campagne présidentielle, le Président de la République a indiqué qu’il souhaitait "redonner de la liberté dans l’organisation des rythmes scolaires". L’objectif  premier est donc de donner aux acteurs de terrain "davantage de liberté dans l’organisation de la semaine scolaire afin de répondre le mieux possible aux singularités de chaque contexte local, dans le souci constant de l’intérêt des enfants", souligne le rectorat.

Les changements pour les acteurs locaux :

  • là où les communautés éducatives et les communes sont satisfaites de  l’organisation actuelle, elles pourront tout à fait continuer à fonctionner selon les  mêmes modalités.

  • là où émerge un consensus local entre conseils d’école, municipalité et  Inspecteur d’académie en faveur d’une autre organisation, une dérogation aux cadres  existants sera possible. Ces évolutions interviendront à la rentrée 2018. Là où tous les acteurs sont prêts, des expérimentations pourront avoir lieu dès la rentrée  prochaine.

Toute évolution de la semaine scolaire devra faire l’objet d’un consensus local :

  • Saisine conjointe d’une commune ou d’un établissement public de coopération  intercommunale et d’une majorité de conseils d’école.
  • Les services académiques pourront alors décider d’autoriser – ou non – des  adaptations. Ces autorisations seront accordées sur la base de la cohérence des  apprentissages et donc de l’intérêt de l’enfant. Les consultations se poursuivent actuellement avec l’ensemble des acteurs concernés.  L’objectif est d’aboutir rapidement à un décret qui permette cette liberté nouvelle

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