Plan national vélo : 'il est urgent d'accélérer plutôt que freiner !' alerte des élus EELV en Bourgogne Franche-Comté

Publié le 05/07/2018 - 14:51
Mis à jour le 05/07/2018 - 14:51

Dans un communiqué diffusé jeudi 5 juillet 2018, trois élus de Besançon et Dijon souhaitent manifester publiquement leurs inquiétudes et interpellent le gouvernement concernant le Plan national vélo.

"De plus en plus nombreux dans nos villes, les cyclistes seront-ils les nouveaux oubliés de ce gouvernement ?" se demandent les élus Maud Navarre (adjointe au maire chargée des transports à Auxerre), Anthony Poulin, (conseille municipal de Besançon délégué aux modes de déplacements doux) et Catherine Hervieu, conseillère municipale de Dijon). Le Plan Vélo en discussion depuis plusieurs mois sera présenté par le gouvernement au mois de septembre 2018. Or, le retour des derniers arbitrages budgétaires émanant du Premier ministre inquiète non seulement les associations, mais également les élus locaux en charge de la promotion de l’usage du vélo, soulignent-ils en ajoutant "celui-ci est de plus en plus plébiscité par les habitants notamment pour les trajets du quotidien".

Pour les élus EELV, "les raisons en sont multiples et sont bénéfiques pour l’ensemble de la société : amélioration de la qualité de l’air, diminution du bruit, gain en terme de santé publique, développement d’une économie créatrice d’emplois locaux non délocalisables... Et pourtant le gouvernement, qui semblait avoir compris la portée de ces enjeux pour la société, fait maintenant marche arrière !"

Un abandon ?

Le financement des infrastructures cyclables estimé à 350 millions d’euros sur 7 ans, l’apprentissage du vélo à l’école ou encore l’indemnité kilométrique vélo (IKV) sont en passe d’être abandonnés par l’Etat, alertent les élus.

"Il serait irresponsable de renoncer à une politique nationale cyclable"

Alors que la France est aujourd’hui poursuivie par la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour non-respect des normes de qualité de l’air (notamment pour les particules fines) provoquant plus de 48 000 décès prématurés par an, que l’obésité concerne plus de 6,5 millions d’habitants, "il serait irresponsable de renoncer à une politique nationale cyclable ambitieuse, bénéfique pour l’environnement, la santé et l’urbanisme", selon les élus EELV.

"Ce plan doit s’appuyer sur les actions déjà mises en place par les collectivités territoriales"

Il déclarent : "Les élus locaux que nous sommes, en charge des politiques cyclables d’Auxerre, Besançon et Dijon Métropole, tiennent à manifester publiquement leur inquiétude et interpellent le gouvernement pour le maintien d’un vrai plan national vélo sincère parce que réellement financé". Pour eux, "Ce plan doit s’appuyer sur les actions déjà mises en place par les collectivités territoriales dont les nôtres, et leurs besoins en lien avec les expertises associatives et citoyennes."

(Communiqué)

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

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