Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

Publié le 12/05/2026 - 08:53
Mis à jour le 12/05/2026 - 08:53

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

 © Pexles/Photo de Nithin
© Pexles/Photo de Nithin

Le groupe DSES pointe en premier lieu une baisse significative des moyens consacrés à l’eau potable et à l’assainissement. Selon ses élus, ”les subventions au bloc communal pour les réseaux d’eau potable ou d’assainissement ont été divisées par trois”, alors même que ”les études scientifiques soulignent sur la nécessité d’augmenter les investissements pour améliorer la qualité des cours d’eau”.

Le communiqué met également en avant l’évolution des accords avec l’Agence de l’eau. Le nouvel accord-cadre prévoit ”une enveloppe départementale de 3,2 M€ par an, dont 2 M€ pour l’eau potable et l’assainissement, jusqu’en 2030”, contre ”7 M€ par an, dont 6 M€ pour l’eau potable et l’assainissement” sur la période précédente.

Pour l’opposition, cette évolution constitue ”un désengagement flagrant”.

Des données jugées "trompeuses" sur la qualité de l’eau

Au-delà des financements, le groupe critique la présentation des données environnementales. Il évoque ”un réseau de mesure de la qualité de l’eau en déclin”, affirmant que ”entre 2024 et 2025, de nombreuses stations de mesure ont disparu du site départemental de l’eau”. Conséquence, selon le communiqué : ”la carte censé refléter l’état écologique des rivières, affiche 70,83 % de points verts en 2025, contre 30,59 % en 2024”, une évolution qualifiée de ”présentation biaisée qui masque une réalité alarmante”.

Le groupe remet également en question certains classements : ”Une rivière déclarée en bon état sur le papier, ne l’est pas forcément en réalité”. Il cite notamment un exemple local : ”le Cusancin est classé en bon état écologique sur le site départemental de l’eau. Qui oserait affirmer que c’est bien le cas ?”

Enfin, les élus rappellent que ”la France a été rappelée à l’ordre en mars 2026 pour son interprétation trop laxiste du “bon état écologique””.

Fort Griffon : un dossier "emblématique" des difficultés

Autre sujet soulevé : la gestion du Fort Griffon à Besançon. Le groupe DSES dénonce ”un patrimoine délaissé”, rappelant que la majorité départementale avait annulé en 2015 ”une ligne de 3 M€ prévue pour la réfection des remparts”.

Depuis, ”seulement 141 000 € de dépenses d’entretien entre 2018 et 2023” auraient été engagés, alors que le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les conséquences financières sont mises en avant : ”La réfection des remparts est maintenant estimée à 9.7 M€, alors que le Département l’estimait à 6.2 M€ en 2018”. À cela s’ajoutent ”13 M€” pour la remise en état du site, et une réhabilitation globale évaluée à ”35 M€ en 2019”. Face à ces montants, plusieurs interrogations sont formulées : ”Qui paiera ?”, ”Qui bénéficiera de la plus-value ?”.

Un appel à manifestation d’intérêt est annoncé pour 2026 afin de trouver un repreneur, possiblement dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le groupe demande néanmoins ”que l’accès public aux remparts, aux tours de garde et aux terrasses soit garanti”.

Une stratégie logement jugée incohérente

Enfin, le communiqué évoque la volonté du Département de devenir Autorité Organisatrice de l’Habitat (AOH). Une démarche qui surprend l’opposition, car elle n’inclut pas ”les deux plus grandes agglomérations du territoire”. Le groupe s’interroge : ”Quel sens donner à cette demande sans vision départementale ?”

Il estime que cette initiative relève davantage d’”un rapport de force visant à faire pression sur le Gouvernement”, dans un contexte où ”l’innovation du Département en matière de logement s’est limitée à l’implantation de quelques Tiny Houses”.

Une critique globale de la gestion départementale

À travers ces trois dossiers, le groupe DSES décrit une collectivité ”en difficulté”, marquée selon lui par des arbitrages budgétaires contestés, un manque de transparence et une absence de stratégie globale. Le communiqué conclut en appelant à davantage de clarté, notamment sur des projets structurants comme celui du Fort Griffon, et sur des enjeux environnementaux jugés prioritaires.

Politique

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.64
peu nuageux
le 14/06 à 12h00
Vent
3.24 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
41 %

Sondage