'Rupture de confiance' : Jean-Louis Fousseret retire les fonctions d'adjoint à Jean-Sébastien Leuba

Publié le 29/06/2018 - 09:21
Mis à jour le 12/04/2019 - 11:43

Le 21 juin 2018, le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, a retiré ses délégations de fonctions et de signature à Jean-Sébastien Leuba, 14ème adjoint en charge de la vie des quartiers, de la vie associative et de la jeunesse.

 ©
©

Conformément à la procédure prévue par le Code général des collectivités territoriales, le conseil municipal a été consulté. Celui-ci s’est prononcé ce 28 juin par délibération contre son maintien dans ses fonctions d’adjoint au Maire. Il reste toutefois conseiller municipal de Besançon.

Les attributions de l’adjoint seront prochainement redistribuées, à savoir, la jeunesse, la vie associative et la vie des quartiers.

Pour Jean-Louis Fousseret,"Retirer une délégation d’adjoint fait partie des responsabilités du maire. J’ai toujours conduit ma majorité, dont Jean-Sébastien Leuba était membre, sur la base de la confiance. Il y a, aujourd’hui, une rupture de confiance qui nuit à la bonne marche de l’administration communale. C’est donc en toute transparence que j’ai souhaité retirer sa délégation à Jean-Sébastien Leuba que j’ai reçu personnellement le jeudi 21 juin dernier, pour assurer aux bisontins jusqu’à la fin de mon mandat une action cohérente et efficace. J’ai personnellement porté cette délégation de la vie des quartiers et de la vie associative pendant 12 ans. Je connais son importance. Le milieu associatif et les maisons de quartiers peuvent être rassurés. La mairie continuera à être présente et à accompagner l’ensemble de leurs initiatives".

Réaction du groupe Europe écologie les Verts du conseil municipal :

"Les groupes politiques EELV et PCF et société civile ont refusé de voter pour la suppression de la délégation de Jean-Sébastien Leuba. Etant très attachés à la liberté d'expression et d’action des élu(e)s, ce qui a, entre autres, conditionné notre participation à cette majorité municipale, nous ne pouvons pas accepter qu'un adjoint portant une voix différente à l'intérieur du conseil municipal soit démis de ses fonctions.

Cette destitution a d'abord été annoncée comme la conséquence des relations conflictuelles entre l'élu et ses services. Aujourd'hui, un autre motif est mis en avant : la perte de confiance du maire envers son adjoint. Le peu d'éléments et l’inconstance des arguments fournis nous amènent à considérer que cette décision relève plus de l'arbitraire que du factuel. 

Ce qui nous importe, c'est bien la considération de nos engagements, auprès de nos électeurs, de nos agents et de nos collègues élu-es..

Aujourd'hui la question qui nous est posée est celle d'une reconfiguration de notre équipe municipale et qui impacte une délégation fondamentale celle de la Vie associative, de la Vie des Quartiers et de la Jeunesse. Celle-ci même qui assure des liens vitaux avec cette société civile si active à Besançon.

Nous n'avons à ce jour aucune visibilité sur l'organisation future pour assurer une mission aussi essentielle."

 

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.39C°
partiellement nuageux
le 26/10 à 10h00
Vent
1.3 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
94 %

Sondage