Alors que "la liste des victimes en milieu scolaire s’allonge après l’agression d’une professeure au collège de Sanary-sur-Mer début février", le parlementaire indique avoir interrogé le ministre de l’Éducation nationale lors de la séance de questions d’actualité du mercredi 18 février 2026.
Jacques Grosperrin explique avoir "tenu à rappeler au ministre que la réponse ne pouvait se limiter à une simple lettre aux parents même si l’idée est intéressante". Selon lui, "nous savons que l’État ne peut agir seul mais il lui appartient d’impulser une véritable coordination nationale".
Le sénateur appelle à des actions rapides : "Des mesures doivent être initiées, rapides et fermes pour protéger nos élèves et nos enseignants. L’école doit être un sanctuaire où réside la sécurité."
Des chiffres jugés préoccupants
L’élu du Doubs s’appuie sur des données communiquées par le ministère. Il souligne qu’"entre mars et décembre 2025, 525 élèves ont été interpellés en possession d’une arme blanche au sein d’un établissement avec plus de 1600 conseils de discipline".
Il rappelle également que "le Président de la République a fait la promesse de sanctuariser l’école, mais force est de constater que cela n’a pas été fait".
Appel à une coordination interministérielle
Jacques Grosperrin résume sa question en ces termes : "le gouvernement doit coordonner ses ministères : de l’Éducation nationale, de l’Intérieur et de la Justice afin de rétablir l’ordre, la sérénité mais surtout la sécurité dans nos établissements scolaires !"
À l’issue de l’échange, le sénateur indique que "Monsieur le ministre Edouard Geffrey m’a donné semble-t-il une réponse de « fermeté totale » mais qui ne va pas assez loin". Il reconnaît que "certes informer les parents est une étape essentielle mais non suffisante".
En réplique, l’élu propose "un meilleur repérage des profils d’élèves à risque, avec une présence policière plus affirmée dans certains établissements tout en revoyant la législation sur les mineurs".
Il conclut son communiqué en affirmant : "Il y a urgence d’agir, la République se juge à sa capacité à protéger ses concitoyens."


