SolMiRé interpelle Ludovic Fagaut sur sa conception de "l’ordre"

Publié le 30/09/2026 - 16:00
Mis à jour le 30/09/2026 - 15:26

Dans un communiqué diffusé le 28 septembre 2026, l’association SolMiRé (Solidarité Migrants Réfugiés) critique la réaction de Ludovic Fagaut, maire de Besançon, après les dégradations constatées lors d’une manifestation le 19 septembre. Elle élargit ses reproches aux violences policières et à la situation des mineurs étrangers isolés dans le Doubs.

Le 21 septembre, après une manifestation contre la loi qualifiée par ses opposants de "permis de tuer", Ludovic Fagaut avait publié sur Facebook une vidéo concernant des traces de peinture sur le palais Granvelle. Quelques heures plus tard, il annonçait que la mairie ferait recouvrir, à sa demande, une fresque de l’artiste Nacle portant l’inscription "la police tue". SolMiRé s’interroge sur cette réaction : "Monsieur Fagaut se présente comme le champion de l’ordre. Mais de quel ordre parle-t-il ?", écrit l’association, qui estime que l’élu s’indigne davantage de la présence d’une inscription sur un mur que des violences policières dénoncées par les manifestants.

Du débat national au Doubs

L’association fait ensuite le lien avec la politique départementale. Ludovic Fagaut étant également vice-président du Département du Doubs, SolMiRé l’interpelle sur la prise en charge des mineurs étrangers isolés. Elle dénonce une "violence administrative" qui ne s’exercerait pas "à coup de Tonfa mais à coup de tampon". L’association évoque notamment le cas d’un adolescent qui, après avoir été mis à la rue en plein hiver, aurait refusé une douche chaude en déclarant : "J’ai trop froid, j’ai trop mal à la peau". SolMiRé assure interpeller depuis plusieurs années l’élu sur les pratiques de l’administration départementale et regrette son "silence" et son "inaction".

"Les violences se combattent en les nommant"

Pour l’association, les violences institutionnelles peuvent être moins visibles que les violences physiques, tout en produisant des conséquences concrètes. Elle estime notamment que les procédures administratives peuvent éloigner les décideurs des personnes qui subissent leurs conséquences. En conclusion, SolMiRé revient à la polémique autour de la fresque : "les crimes de la police ne disparaissent pas sous une pudique couche de peinture, les violences administratives ne s’évanouissent pas sous le poids du déni". Et d'ajouter : "Les violences se combattent en les nommant, pas en les cachant."

Social

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Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Mobilisation lycéenne : nouvel appel à manifester ce mardi 13 octobre 2026 à Besançon

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Un an après avoir saisi le préfet du Doubs, le syndicat CGT du Centre hospitalier de Novillars dénonce, dans un communiqué du jeudi 8 octobre 2026, la persistance de difficultés à l’Espace Accueil Ados (EAA), unité de pédopsychiatrie accueillant des jeunes nécessitant une hospitalisation.
 

Avec " Parrains de Cœur ", le GBDH renforce son engagement pour l’inclusion

Après une première édition riche en échanges et en émotions, le Grand Besançon Doubs Handball poursuit cette saison son engagement dans le cadre du projet "Parrains de Cœur". Pour cette nouvelle édition 2026, le dispositif évolue avec l’intégration d’une nouvelle structure : l’UEE Camus du DAME du Grand Besançon, ainsi que le DAME Pluriel Haut-Doubs/Doubs-Central (site de Baume-les-Dames).

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