SoLocal, ex-Pages jaunes, va supprimer près d'un quart de ses postes

Publié le 14/02/2018 - 10:21
Mis à jour le 14/02/2018 - 10:21

Le groupe SoLocal, l'ex-PagesJaunes frappé de plein fouet par la concurrence des spécialistes de l'internet, va supprimer 1.000 postes sur près de 4.500 d'ici à 2019, tout en accélérant sa reconversion dans les services numériques.

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Ces suppressions de postes s’effectueront dans un premier temps via des départs volontaires puis, si nécessaire, par des départs contraints, a déclaré Eric Boustouller, directeur général de SoLocal depuis octobre 2017. 

« Le chiffre d’affaires de SoLocal est en déclin depuis 8, 10 ans » et « il faut agir très vite » pour relancer l’entreprise, a-t-il indiqué. L’entreprise, qui va mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), indique avoir commencé dès mardi matin le processus d’information-consultation avec les instances représentatives du personnel, « qui devrait être finalisé au plus tard à la fin du mois de juin 2018 ».

L’annonce a été qualifiée de « désastre social » par l’intersyndicale CFDT, FO, CFE-CGC, CGT et Autonomes, qui demande « l’absence de tout départ contraint » et dénonce un projet « bâti uniquement dans l’intérêt des actionnaires ». Des négociations doivent être ouvertes « sans délai », ont écrit les syndicats dans un communiqué commun, en appelant au gouvernement pour « ramener la direction à la raison ».

  • « En aucun cas, les résultats économiques ne peuvent, à eux seuls, justifier une telle annonce unilatérale, sans qu’au préalable la direction n’ait pris la peine de réunir ses partenaires sociaux pour étudier les alternatives sociales à une telle hécatombe sur les territoires », écrivent les syndicats.

Il s’agit d’une « réorganisation extrêmement violente », a réagi Belhassen Essaadi, de la CFDT. « On s’attendait à une réorganisation, mais pas de cette taille. Tous les services sont touchés », a-t-il ajouté.

Retrouver la croissance en 2019

Selon Alexandre Gamay (CFE-CGC), il s’agit du « plus gros PSE » que l’entreprise ait jamais connu. Selon lui, des propositions de transfert « ne seront pas acceptées », si bien qu’au final, il y aura « plus de 1.000 salariés touchés ». Une moitié des suppressions de postes viserait les commerciaux, responsables commerciaux et directeurs des ventes, avec une réduction du nombre de sites de SoLocal en France. « D’ici à 2020, les implantations de SoLocal en France passeraient de 23 sites à quatre hubs régionaux (Lille, Rennes, Bordeaux et Lyon), deux hubs production/développement (Angoulême-Chambéry), un hub télévente (Boulogne) et le siège social à Boulogne-Billancourt », selon la direction de SoLocal.

  •  Le groupe prévoit par ailleurs, dans le cadre de son plan de transformation, la création d’une centaine de postes sur « de nouvelles compétences » dans le numérique.

En parallèle, le nouveau plan stratégique de l’entreprise « prévoit de revenir à une croissance du chiffre d’affaires à partir de 2019 » en s’appuyant sur les atouts de l’entreprise, dont près de 500.000 clients et ses marques PagesJaunes et Mappy, a-t-il ajouté. « Nous sommes une entreprise de services numériques qui s’appuie sur des médias forts » pour vendre à ses clients de la visibilité sur le web, grâce notamment à ses partenariats avec des entreprises comme Microsoft et son moteur de recherche Bing ou Google, a expliqué Eric Boustouller. SoLocal dispose de « plates-formes technologiques de premier ordre », a-t-il également souligné.

Dans un communiqué, le groupe chiffre la « charge globale » pour son plan de transformation à environ 180 millions d’euros, une somme qui devrait être « tout ou partie provisionnée dès 2018 ». Il estime à 120 millions d’euros la baisse des coûts induits pas son plan de transformation à partir de 2020 par rapport à 2017. Elle « permettrait de restaurer la capacité du groupe à générer des flux de trésorerie ».

Dans l’attente de l’annonce du plan de transformation, le groupe avait demandé lundi la suspension de sa cotation à la Bourse de Paris jusqu’à l’ouverture jeudi, alors que le titre cotait un euro.

(AFP)

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