Entre 400 et 700 manifestants masqués dans les rues de Besançon

Publié le 08/11/2020 - 09:00
Mis à jour le 08/11/2020 - 09:23

mise à jour • « Du fric pour l’hôpital, pas pour le capital« , « le masque, c’est sur la bouche et le nez, pas sur les yeux.. » : militants, fonctionnaires et quelques soignants sont partis de la place de la Révolution ce samedi 7 novembre pour rejoindre la préfecture du Doubs.Entre 400 et 700 personnes, selon la police et les organisateurs, ont réclamé plus de moyens pour l’hôpital public afin de faire face à la deuxième vague de Covid-19 qui frappe la région Bourgogne-Franche-Comté.

La manifestation à l’appel de Solidaires, CGT, FSU, NPA, Ensemble !, LO, PG, FI, Solmiré, CDDLE,CNL,AC ! Alternatiba, ANV-Cop21 a été autorisée par la préfecture du Doubs. Frédéric Vuillaume était également présent accompagné de plusieurs dizaines de Gilets Jaunes.

Suppressions de lits dans les hôpitaux, mesures de confinement contraignant les libertés. Les personnes rassemblées ont dénoncé "neuf mois d'inaction" du gouvernement et un "Ségur de la santé" stérile avec le mythe des 12.500 créations de lit annoncées par Olivier Véran.

"On ne nie pas que le Covid est là et, malheureusement, tue des personnes, mais ça fait neuf mois que ça dure et ça fait neuf mois que ce gouvernement
est incapable de faire quoi que ce soit pour l'hôpital", a déclaré Julien Juif, secrétaire de Solidaires dans le Doubs, alors que la région Bourgogne-Franche-Comté est actuellement l'une des plus touchées par la deuxième vague de coronavirus.

"Le Ségur de la Santé n'a répondu en rien aux principales revendications des personnels hospitaliers pour des soins de qualité : des postes et des lits"

"L'hôpital avant le Covid, ça ne fonctionnait pas (...) Alors, c'est sûr qu'avec qu'une maladie qui sature les hôpitaux, ça fonctionne encore moins bien", a pointé M. Juif. Il a également dénoncé "le côté liberticide (...) des attestations", nécessaires "pour aller au travail ou faire nos courses". "Ce discours, on ne le supporte plus", a-t-il encore déclaré, évoquant la possible tenue d'une nouvelle manifestation prochainement.

"Assez de confinement plus de soignants, moins d'actionnaires !"

Manifestation contre la "marchandisation" de la santé

Les manifestants ont commencé à se réunir vers 14h. Après une heure de discours, le cortège est parti peu avant 15h de la place de la révolution pour rejoindre la préfecture par la Grande rue et Granvelle. Un parcours court, mais de nombreux manifestants. Ils étaient entre 650 et 700 manifestants selon les syndicats, 400 selon les autorités. Le cortège est arrivé vers 15h20 avant de se disloquer relativement rapidement vers 16h.

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Social

Vie chère : à Besançon le secteur social et médico-social rejoint la mobilisation du 5 novembre

Soutenue par une large intersyndicale (CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et Solidaires), une nouvelle mobilisation contre la vie chère est prévue jeudi 5 novembre 2026. Dans ce contexte, les organisations syndicales CGT Social/Médico-Social, SUD Santé-Sociaux et le Comité de Lutte Médico-Social appellent les salariés du secteur social et médico-social à se mettre en grève et à rejoindre la manifestation prévue à 14h à Besançon, sur le parking Battant.

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

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