Une dette publique à 120%, "pas en soi une catastrophe" selon Pierre Moscovici

Publié le 12/06/2020 - 08:53
Mis à jour le 12/06/2020 - 08:53

Une dette publique à 120% du PIB ne constitue « pas en soi une catastrophe », a affirmé le nouveau premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici dans un entretien publié jeudi 11 juin 2020, sur fond de valse des chiffres dans la foulée de la crise sanitaire.

Pierre Moscovici ©roman ©
Pierre Moscovici ©roman ©

"Il faut se garder de tout catastrophisme comme de tout irénisme. Une dette à 120% du PIB n'est pas en soi une catastrophe. Nous ne sommes pas en 2008, les conditions d'endettement sont beaucoup plus favorables et la qualité de la signature de la France est forte", a déclaré M. Moscovici au journal l'Opinion. Ancien commissaire européen aux Affaires économiques, ministre de l'Economie et des Finances de 2012 à 2014, M. Moscovici a officiellement succédé le 3 juin à Didier Migaud, après une vacance de six mois, à la tête de cette juridiction chargée de contrôler la régularité des comptes publics.

Son arrivée correspond à une dégradation historique de ces comptes sous les coups de boutoir de la crise née de l'épidémie de nouveau coronavirus, et du confinement qui a paralysé une grande partie de l'économie à partir de la mi-mars. Le dernier budget rectificatif en date, présenté mercredi, prévoit un déficit à 11,4% du PIB français et une dette publique atteignant 120,9% cette année, conséquence du soutien massif à des secteurs fragilisés par la crise.

"Il faut sortir de la logique qui veut que, systématiquement, nous devrions proposer une baisse de la dépense publique"

Mais M. Moscovici a estimé que "quand la dépense est justifiée par des raisons exceptionnelles, économiques ou sociales, quand elle est bien utilisée, elle est légitime". "Qu'on n'attende jamais de la Cour qu'elle soit laxiste : elle est là pour s'assurer que l'argent public est bien dépensé. Mais il faut sortir de la logique qui veut que, systématiquement, nous devrions proposer une baisse de la dépense publique", a-t-il plaidé, en plaçant sa présidence sous le signe de "l'évaluation de la qualité de la dépense publique et la soutenabilité de la dette publique".

Enfin, à propos du contexte européen, le nouveau premier président de la Cour des comptes a jugé que "des tabous (...) sont en train de tomber" avec le récent accord franco-allemand sur la dette et se dit persuadé que "le pacte de stabilité et de croissance, dans un contexte de chômage de masse, de dette publique élevée et de déficits accrus, va devoir faire l'objet de révisions pour devenir plus simple, plus lisible, plus intelligent, c'est-à-dire plus favorable à la croissance".

(AFP)

Economie

Besoin de rangement ? Pas de souci avec la gamme Evo’M de Leroy-Merlin

Quoi de 9 ? • En septembre, parmi les bonnes résolutions que vous avez prises, figurent peut-être celle de trouver la bonne solution de rangement. Qu’il s’agisse de la salle de bain, d’une chambre d’ado ou d’une pièce à vivre, faites-vous conseiller chez Leroy-Merlin, pour choisir parmi des configurations déjà pensées ou pour concevoir votre propre meuble.

Retour de la Carte Avantage Jeunes, le bon plan régional pour alléger le budget des moins de 30 ans

L’édition 2026 de la Carte avantage jeunes a été présentée le 26 août 2026 au Conseil régional de Besançon par Info Jeunes Bourgogne-Franche-Comté et en présence de sa présidente, Nabia Hakkar-Boyer, de Sarah Persil, vice-présidente à la jeunesse de la Région BFC et de nombreux partenaires.

La Maison des Cimes de Matthias Marc et son épouse ouvre ce samedi à Malbuisson

Matthias et Hanna Marc ont choisi Malbuisson et les rives du lac Saint-Point pour ouvrir leur premier restaurant en Franche-Comté. La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un bistrot au feu de bois et un restaurant gastronomique. Ce dernier ouvrira ses portes le samedi 29 août 2026.

La Confédération européenne des frontaliers qualifie " d’aberration " la nouvelle imposition sur le deuxième pilier

Le deuxième pilier, ou retraite complémentaire, pouvant être attribué aux travailleurs frontaliers français, est désormais directement soumis à l’imposition (en plus des autres prélèvements) s’il est versé en une seule fois. Cette nouvelle loi, applicable en 2026, fait ainsi entrer les travailleurs dans le champ de la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR).

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.96
peu nuageux
le 31/08 à 20h00
Vent
1.58 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
57 %

Sondage