Vaccination : Ceux qui attendent "commettent une erreur" (Alain Fischer)

Publié le 04/07/2021 - 09:21
Mis à jour le 05/07/2021 - 15:40

Ceux qui attendent « commettent une erreur », met en garde Alain Fischer, le « Monsieur Vaccin » du gouvernement, alors que la campagne vaccinale anti-Covid s’essouffle. Interrogé au sujet de ces personnes de 18 à 45 ans qui préfèrent attendre, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale insiste dans le Journal du Dimanche: « En se vaccinant aujourd’hui, on est protégé pour la rentrée ».

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

"Tout se joue dans les quinze jours à venir" pour éviter, selon lui, "une quatrième vague liée à la fois au variant Delta, à la reprise des contacts, à la rentrée scolaire, au climat plus favorable au virus".

Alain Fischer s'adresse aussi à ceux qui se pensent protégés après une première injection: "Cela ne suffit pas. C'est démontré à l'égard du variant Delta. Une seule injection protège à 50 ou 60 %. Avec deux doses, c'est 90 %".

Pour le responsable, "la bataille sera plus difficile pour les 18-40 ans: les projections estiment qu'ils seront vaccinés à 60-70 % au final (45 % aujourd'hui). Les taux projetés sont insuffisants pour contrôler le virus et atteindre une immunité de groupe".

Et de prévenir: "Il restera des infections, des hospitalisations, des entrées en réanimation et des décès. Avec potentiellement des conséquences en matière de restrictions : fermetures d'établissements scolaires, reconfinement..."

Le "Monsieur Vaccin" se dit enfin favorable à la vaccination obligatoire pour les soignants et les personnels en Ehpad. "Pour ces professionnels, on a atteint ce point de dernier recours. Moins de 60 % de couverture dans les Ehpad, 64 % dans les hôpitaux, cela reste clairement insuffisant".

Pour tenter de relancer la campagne vaccinale dans la population, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé vendredi un assouplissement du cadre. A partir de lundi, les candidats à la vaccination pourront prendre rendez-vous pour deux injections dans deux lieux différents, y compris sur leur lieu de vacances.

(AFP)

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