Une information judiciaire a été ouverte "des chefs de vol en bande organisée, recel en bande organisée du produit du vol et participation à une association de malfaiteurs", a ajouté le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée de Nancy (Meurthe-et-Moselle), en charge du dossier. Car si seulement deux individus ont été vus à l'intérieur du musée, il apparaît "vraisemblable que d'autres coauteurs ou complices" ont participé à l'organisation du forfait, souligne-t-il dans un communiqué.
"A l'aide d'une masse et d'un marteau"
Les faits remontent à vendredi vers 10h15, peu après l'ouverture du musée du Pays Châtillonnais à Châtillon-sur-Seine. Deux individus, habillés en noir et dont l'aspect était modifié "par le port de perruques, d'un chapeau et de lunettes" se sont introduits dans le musée, passant par l'accueil puis se rendant directement dans la salle du Trésor de Vix, datant de l'époque celte et enfoui il y a 2.500 ans en Bourgogne.
"A l'aide d'une masse et d'un marteau", ils ont frappé violemment la vitrine sécurisée qui protégeait le torque de la princesse de Vix et sont parvenus "en moins d'une minute" à s'en emparer, décrit le parquet. Puis ils ont rapidement quitté les lieux, "moins de quatre minutes après leur arrivée au musée". Le suspect a été rapidement appréhendé après le début de l'enquête, selon le parquet.
Les investigations se poursuivent à la fois pour retrouver le torque et pour identifier et interpeller les coauteurs.
Le musée avait déjà été visé par deux précédentes tentatives d'effractions, mais aucun lien n'est établi à ce stade entre ces dernières et le vol du torque, a précisé le parquet. Lundi, le ministère de la Culture a dévoilé des mesures pour établir une "culture de la sécurité" dans les musées, préconisant notamment de retirer des vitrines certaines cibles potentielles de vols. Ces mesures interviennent neuf mois après le casse retentissant au sein du Louvre au cours duquel les huit joyaux de la Couronne - toujours introuvables - ont été dérobés.
Début juillet, des voleurs avaient aussi mis la main sur des pièces de joaillerie au musée Lalique de Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin). Préjudice estimé : plus de 4,5 millions d'euros.
(AFP)


