82e anniversaire de la Libération de Besançon : de la résistance à la bataille armée

Publié le 09/09/2026 - 09:24
Mis à jour le 09/09/2026 - 09:36

En images • La ville de Besançon a été libérée de l’occupation nazie le 8 septembre 1944. Une cérémonie s’est tenue ce mardi en fin d’après-midi avec des véhicules militaires d’époque. Le tout était précédé d’une visite guidée au musée de la Résistance et de la Déportation à la Citadelle sur le thème "Résister, libérer et reconstruire la France".

Plusieurs véhicules militaires d’époque ont, une nouvelle fois, foulé les rues bisontines ce 8 septembre. Organisé par l’association Doubs Libération US 44, le cortège a emprunté la place du 8-Septembre, la Grande Rue, la rue Moncey et la rue des Granges.

© Hélène Loget

Place du 8-Septembre, un char a été installé a proximité des lieux de discours ainsi qu'une moto d'époque.

© Hélène Loget

"Imaginez un instant, ici, la joie se mêlant à la tristesse, les cris se mêlant aux pleurs, le soulagement se mêlant à la compréhension. Enfin, après plus de quatre années, ce qui semblait impossible s'est produit", déclare Ludovic Fagaut, le maire de Besançon avant de poursuivre : "Mais au-delà du souvenir, des questionnements profonds perdurent. Qu'avons-nous appris de ce pourquoi nos aînés ont été prêts à se sacrifier ? Est-ce à dire que l'humanité vit en paix, que la graine du conflit plantée au cœur de l'homme se serait asséchée ? Il est de notre devoir aujourd'hui de défendre ce qui nous semble parfois inébranlable et qui demeure pourtant si fragile, la paix".

Ludovic Fagaut, le maire de Besançon © Hélène Loget

"Résister, libérer et reconstruire la France" - une visite guidée au musée de la Résistance et de la Déportation

Jeanne Pohren, chargée de médiation culturelle, a donné à voir sous un autre angle l’exposition permanente du musée de la Résistance et de la Déportation.

L’idée était de présenter "une notion de projets et de points de vue": "Les résistants avaient un projet pour le monde. Ce dernier n’était pas juste militaire, mais il a aussi été pensé dans les camps de concentration. Il y avait l’idée que la guerre se terminerait un jour et qu’un monde serait à reconstruire", nous explique Jeanne Pohren.

© Hélène Loget

Aussi, cette visite guidée a été l’occasion d’aborder le thème de la Résistance. Comment résistait-on à l’époque ? "Nous avons voulu axer sur le pouvoir des mots, notamment par la presse clandestine avec l’un des premiers journaux appelé "Valmy".

© Hélène Loget

"Il y a aussi eu beaucoup de tracts, des sabotages avec Guy Môquet et Marius Vallet mais aussi des hébergements, des maisons d’accueil pour les enfants juifs, ainsi que des passeurs. Il s’agit de casser le cliché qui serait celui de la Résistance exclusivement militaire, c’est une toute petite partie de la Résistance", précise la médiatrice.

© Hélène Loget

Enfin, la dernière partie de la visite a été consacrée aux traumatismes. Comment vivre après la guerre ? Après la déportation ? Si la question reste en suspens, la chargée de médiation culturelle rappelle que les premiers musées dédiés à la Seconde Guerre mondiale ont été créés par des associations composées d’anciens déportés. À Besançon, c’est la déportée Denise Lorach avec l’appui de l’ancien maire Jean Minjoz qui ont permis la naissance du musée de la Résistance et de la Déportation. "La seule prérogative de Jean Minjoz était que ce musée devait être l’histoire de tout le monde, un musée basé sur l’idée de réunir", conclut Jeanne Pohren.

© Hélène Loget

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