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Fusillade de Menznau: le frère du tireur a été libéré

Le frère du tueur de Menznau, dans le centre de la Suisse, arrêté vendredi car il est le propriétaire de l'arme utilisée par le tireur lors de la fusillade, a été libéré, a indiqué samedi la police de Lucerne.

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"L'homme a été libéré", a indiqué un porte-parole de la police cantonale lucernoise, Simon Kopp, dans un courrier électronique. "Il s'agit du frère" du tireur, a-t-il par ailleurs ajouté, confirmant une autre information parue dans le journal suisse Blick. L'homme, dont l'arme a été utilisée mercredi dans la fusillade qui s'est déroulée dans un usine de Menznau, avait été interpellé vendredi par la police.

 Il s'agit d'un revolver de la marque suisse Sphinx, de type AT 380. Dans sa version standard, le Sphinx AT 380 est équipé d'un chargeur de 10 balles de 9 mm.

L'enquête est toujours en cours.

 L'auteur des tirs, qui a été retrouvé mort par la police sur les lieux du drame, a blessé par balles sept personnes et en a tué deux autres. Un des blessés est décédé jeudi, portant le bilan à ce jour de la fusillade à quatre morts et six blessés. Sur ces six blessés, "cinq sont encore à l'hôpital et souffrent de blessures par balles, et deux sont dans un état critique", selon la police.

Le tueur présumé était connu des services de police. Il s'agit d'un homme de 42 ans, né au Kosovo, dont le nom n'a pas été révélé par la police. Il est arrivé en Suisse en 1991 en tant que demandeur d'asile, et a été par la suite naturalisé suisse. L'homme était marié et père de trois enfants. Il avait été condamné le 13 mars 1998 par le tribunal pénal de Lucerne à 12 mois de prison pour vol. L'autopsie a montré que l'homme était mort sur place des suites d'une blessure par balle. 

La police n'a toujours pas déterminé les motifs de cette fusillade. Selon la presse suisse, le tueur présumé avait proféré des menaces récemment à l'égard de ses collègues à la cantine. Viktor B. souffrait du délire de la persécution, selon des témoins interrogés par le journal Blick. Le meilleur ami du tueur présumé, Gjovalin Kaqinari, habitant aussi Meznau, a déclaré pour sa part qu'il avait "de gros problèmes de couple, il était dépressif".

Damien

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