La saga sociale des Lip sur le petit écran

Publié le 04/05/2012 - 16:16
Mis à jour le 05/05/2012 - 09:06

Un téléfilm diffusé samedi soir sur France 3 retrace une partie du conflit des ouvriers Lip de Besançon en 1973, à travers le personnage de Tulipe, une jeune femme qui découvre à la fois l’amour et la lutte syndicale.

mémoire

« Le film ravira tous les nostalgiques d’une époque pleine d’espoir où le bonheur paraissait possible, et la victoire, à portée de main ». Le commentaire du supplément télé du Nouvel Obs, qui a attribué deux cœurs au programme, est plutôt flatteur pour le téléfilm sur les Lip tourné en partie à Besançon il y a deux ans déjà. Dans la capitale régionale, on commençait d’ailleurs à se demander pourquoi le film n’était toujours pas programmé. Ce sera chose faite ce samedi soir à 20h35 sur France 3.

C’est la première fois que l’affaire Lip fait l’objet d’une œuvre de fiction. Il y a cependant eu de nombreux documentaires parmi lesquels le plus remarquable, « Les Lip, l’imagination au pouvoir » de Christian Rouaud, date de 2007.

Le tournage du téléfilm a pris plusieurs jours en mai et en juin 2010. Une des salles du conseil régional a servi de cadre au bureau du ministre du Travail et la Grande Rue de Besançon a été bouclée pour organiser une « manif ». La production qui cherchait 500 bénévoles pour « manifester » n’a finalement trouvé que 250 volontaires. Parmi eux quelques vrais anciens de chez Lip, émus de revivre en petit la grande marche des 100 000 du 29 septembre 1973, point d’orgue du mouvement. Parmi elle, Annie, qui a été de toutes les manifs à l'époque, et qui nous confiait regretter que « les jeunes d'aujourd'hui ne soient pas aussi combattifs pour défendre leurs droits ».

Le conflit Lip est certainement celui qui a fait couler le plus d’encre dans les années 70. Pendant neuf mois, les ouvriers de la première entreprise horlogère française font vivre leur slogan « C’est possible, on fabrique, on vend, on se paie ». C’est l’autogestion mise en pratique. Toute la presse s’intéresse au mouvement porté notamment par Charles Piaget, aujourd’hui âgé de 83 ans, et des « cathos de gauche ».

« Cette lutte de Lip, elle aurait été impensable il y a dix ans. Elle arrive peut-être en avance sur son temps, mais elle n’a été possible que parce qu’il y a eu Mai 68, parce qu’il y a eu un renouveau dans l’Eglise, un renouveau dans le syndicalisme et un renouveau politique », expliquait le leader syndical à l’époque. Dans le téléfilm, Charles Piaget est joué par le comédien Bernard Blancan.

« Humaniste et positif, souriant et léger comme l’était l’époque. Tel est le film que nous avons souhaité faire sans pour autant en lisser les aspérités (…) L’été des Lip a entièrement été tourné dans les lieux mêmes où se sont déroulés les faits, Besançon et sa région, et demeurera pour nous une expérience exceptionnelle, un film à part », écrit le réalisateur Dominique Ladoge.

Présenté à Besançon en 2011, le téléfilm a été bien accueilli, mais sans enthousiasme. « C’est mieux que ce que l’on craignait… Et notre lutte est bien montrée », confiait cependant Charles Piaget à L’Est Républicain.

« L’été des Lip » réalisation de Dominique Ladoge - France 3 à 20h35 - 1h40 avec Anne-Sophie Franck (Tulipe), Bernard Blancan (Piaget), Serge Riaboukine (Giuseppe), Agnès Soral (Suzanne Forestier), Lizzie Brocheré (Patricia Mélinès), Arno Chevrier (Jipe), Frédéric Van Den Driessche (Claude Neuschwander),  Florian Cadiou (Bruno), Xavier Hosten (Sébastien Chaperon), Riton Liebman (Vittot), Philippe Uchan (Burgy)…

Social

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : plusieurs policiers blessés et neuf interpellations

MISE À JOUR À 17H08 • La manifestation organisée à Besançon, samedi 17 octobre 2026, qui avait commencé dans le calme, s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de donner lieu à des affrontements et à des dégradations à proximité de la préfecture et au centre-ville. Trois policiers ont été blessés et neuf personnes ont été interpellées.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : retour en images sur l’évolution des évènements

VIDÉO • La manifestation organisée à Besançon le samedi 17 octobre 2026 a rassemblé entre 9 500 personnes, selon la préfecture du Doubs, et 12 000, selon les syndicats. D’abord pacifique, le rassemblement s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de dégénérer en affrontements et en dégradations à l’approche de la préfecture. Les violences se sont ensuite déplacées dans plusieurs secteurs du centre-ville, jusqu’aux abords des quais.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

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