250 manifestants contre l'état d'urgence

Publié le 31/01/2016 - 10:30
Mis à jour le 31/01/2016 - 18:33

Des manifestations étaient organisées dans plus de 70 villes en France ce samedi 30 janvier 2016 contre l’état d’urgence. A Besançon , plus de 250 personnes réunies place pasteur ont rejoint la préfecture du Doubs en cortège.

Le collectif qui réunit une vingtaine de mouvements, partis ou syndicat appelait à un rassemblement samedi après-midi place Pasteur qui a réuni plus de 250 manifestants qui ont décidé de rejoindre la préfecture.

Ces organisations demandent la levée immédiate de l'état d'urgence, instauré après les attentats de novembre 2015, et l'abandon du projet de déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour des activités terroristes, "des mesures qui heurtent et mettent à mal nos libertés au nom d'une hypothétique sécurité", selon un communiqué des collectifs. C'est sur ce "désaccord politique majeur" que la garde des Sceaux Christiane Taubira a démissionné mercredi.

Nous sommes contre la prolongation de l’état d’urgence, "ou plus exactement la mise en place d’un état d’urgence permanent, menace contre nos libertés de manifester, de faire grève et de protester, et ce dans un contexte déjà particulièrement répressif contre les luttes ouvrières" explique solidarités ouvrière de Besançon  sur son site internet.

Des manifestations étaient prévues dans les principales villes de France, à l'appel des collectifs "Nous ne céderons pas" et "Stop état d'urgence", qui regroupent notamment des syndicats (CGT, FSU, Syndicat de la magistrature), des associations (Attac, Droit au logement, Droits devant, MRAP) et des organisations de défense des droits de l'homme (FIDH).

A Paris, sous le cri de slogans tels : "état d'urgence, état policier", ils étaient quelque 5500 manifestants selon la préfecture de police, 20.000 selon les organisateurs.

A Toulouse, entre 400 personnes selon la police et 600 à 700 personnes selon les organisateurs ont défilé 

Info +

Le gouvernement veut prolonger de trois mois supplémentaires l'état d'urgence, qui devait prendre fin le 26 février. Le projet est présenté mercredi en conseil des ministres.

Annoncé dès le soir des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés, l'état d'urgence avait été prolongé à une écrasante majorité pour trois mois le 26 novembre par le Parlement.

Sa nouvelle prolongation, jusqu'à fin mai, qui sera débattue et votée le 9 février au Sénat, puis le 16 février à l'Assemblée nationale, est plus controversée : des partis de gauche et des associations de défense des droits de l'homme et des libertés publiques s’inquiètent d'un risque de pérennisation de ce régime d'exception. Jusqu'ici, une majorité de Français est favorable à la prolongation de l'état d'urgence.

Par ailleurs, le gouvernement prépare un projet de révision constitutionnelle, examiné en séance à partir du 5 février au Palais Bourbon. Il prévoit d'inscrire dans la Constitution l'état d'urgence, pour le sécuriser sur le plan juridique et l'encadrer, selon l'exécutif, ainsi que l'extension de la déchéance de nationalité pour les personnes "condamnées" pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la nation", autre mesure vivement contestée.

L'extension de la déchéance de nationalité ne comprendra finalement "aucune référence" aux binationaux pour ne pas les "stigmatiser", a annoncé mercredi le Premier ministre Manuel Valls, même si, en pratique, ils pourraient rester seuls exposés à cette mesure qui fracture la gauche.

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