Subvention de 3.000 euros pour une statue : Marie-Odile Crabbé-Diawara répond à Philippe Gonon

Publié le 23/12/2013 - 09:04
Mis à jour le 23/12/2013 - 10:14

Le 25 novembre dernier, Philippe Gonon s’était exprimé par la presse au sujet d’une subvention de 3.000 euros que la communauté du Grand Besançon avait accordée à la mairie de Chalezeule pour acquérir une statue. Le conseiller municipal UDI avait alors qualifié cette décision de « surréaliste » et « irréaliste ». Marie-Odile Crabbé-Diawara, conseillère municipale PS lui répond ce lundi 23 décembre.

"Lors du dernier conseil communautaire, nous avons voté une subvention de 3 000 € pour participer au financement de l’œuvre d’art proposée par la commune de Chalezeule en hommage aux femmes oubliées.

Ce rapport a été voté sans remarque particulière. Raymond Reyle était absent, nous en connaissons tous la raison.

Monsieur GONON a préféré donner son avis par voie de presse plutôt qu’en Conseil communautaire, voilà une bien curieuse manière de respecter notre assemblée.

Dans son « intervention virtuelle », comme la qualifie la presse, il n’a pas eu la finesse politique de s’exprimer sur la cause des femmes. Il n’a sans doute rien à dire ou plutôt vaut-il mieux qu’il se taise. Il a préféré prendre sa calculette, comme d’habitude, mais il n’a pas encore compris qu’il fallait désactiver la touche « démagogie ». Il en a donc déduit que cette œuvre était trop chère.

J’ai participé au groupe de travail de ce projet. Le but est effectivement de faire prendre conscience de la place qu’occupent les femmes dans nos sociétés et de la manière dont elle est occultée.

Il ne s’agit pas de glorifier la femme mais de porter une réflexion sur l’intolérance et le manque de reconnaissance dont elle fait l’objet. Je confirme que notre groupe de travail a bien envisagé de créer une association pour que cette œuvre d’art devienne un lieu vivant au service d’une appropriation collective de la manière de donner toute leur place aux femmes dans notre société.

Enfin, pour conclure, je dirai qu’il n’y a pas d’âge pour être un humaniste et pour lutter contre les discriminations."

(communiqué)

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