Lumières d’Afrique fête ses 30 ans à Besançon : une édition anniversaire sous tension

Publié le 06/09/2026 - 16:00
Mis à jour le 04/09/2026 - 10:42

Du 7 au 15 novembre 2026, le Festival international des cinémas d’Afrique de Besançon revient avec un 26e édition, après 4 ans d'absence. Plus de 40 films sont annoncés, avec une rétrospective, des compétitions, des avant-premières et des rendez-vous autour des cultures africaines. L’association organisatrice alerte toutefois sur la baisse des financements institutionnels.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Trente ans après sa création, Lumières d’Afrique poursuit son aventure à Besançon. Né en avril 1996 à l’initiative de bénévoles et de responsables associatifs, le festival s’est progressivement imposé dans le paysage culturel bisontin et au-delà.

De Sissako à Touzani, des découvertes devenues références

En trois décennies, le festival a accueilli plusieurs figures importantes du cinéma africain et accompagné des œuvres qui ont ensuite connu une reconnaissance internationale. Gérard Marion, directeur du festival, se souvient notamment de Timbuktu, d’Abderrahmane Sissako, présenté en 2014 et décrit comme un ”coup de cœur du public”. Le film recevra sept César l’année suivante.

En 2022, c’est Le Bleu du caftan, de Maryam Touzani, qui était présenté à Besançon. Le film représentera ensuite le Maroc aux Oscars. La réalisatrice intégrera également le jury du Festival de Cannes en 2023.

Pour l’association, ces exemples illustrent le rôle joué par Lumières d’Afrique dans la découverte de cinéastes et d’œuvres du continent. ”Il y a tellement d’anecdotes à narrer sur ces 30 années écoulées”, résument le directeur.

Il souligne aussi le parcours de ses anciens membres du jury jeune. Certains ont depuis rejoint les secteurs du cinéma, de la photographie ou du doublage. Parmi eux figure Antoine Parietti, connu sous le nom de Charlie Beaubourg.

Un festival qui dépasse désormais le seul cinéma

Au fil des années, Lumières d’Afrique a élargi ses propositions. Aux projections se sont ajoutées des rencontres avec des écrivains, des expositions consacrées aux diasporas ainsi que des rendez-vous destinés à faire découvrir les cultures africaines. Le jeune public conservera une place importante dans cette édition 2026, avec ”de belles surprises à partager en famille”, promet Gérard Marion.

Autre rendez-vous désormais installé : ”saveurs d’Afrique”. Plus de huit associations participeront à cette manifestation qui permettra au public de goûter les cuisines de différents pays et de découvrir leurs traditions.

Le festival revendique aujourd’hui une place particulière dans le paysage français. Il se présente comme ”le plus ancien festival de cinémas d’Afrique de France sous cette forme”. Son rayonnement dépasserait désormais largement Besançon et la Franche-Comté.

Une particularité renforce encore son ancrage local : Lumières d’Afrique est organisé dans la ville natale des frères Lumière et se présente comme ”le seul festival de cinéma dans la ville natale des frères Lumière”, souligne le directeur.

L’association lance un appel au soutien

Si cette édition doit être celle de la célébration, elle se prépare également dans un contexte financier difficile. Gérard Marion fait état d’une ”baisse drastique des financements institutionnels” pour l’association Afrikabesak.

Pour assurer l’organisation de cette 26e édition dans de bonnes conditions, une cagnotte pour atteindre 10 000 euros a été mise en ligne sur le site du festival. L’association rappelle que les dons sont déductibles. Elle recherche également des mécènes et détaille les modalités de soutien sur son site.

Malgré ces difficultés, les organisateurs veulent maintenir le rendez-vous et poursuivre le travail engagé il y a trois décennies : faire découvrir les cinématographies africaines et créer, autour du cinéma, des passerelles avec les cultures et les diasporas.

Rendez-vous le 15 octobre pour la programmation

La programmation complète de cette édition anniversaire sera dévoilée le 15 octobre. Les pass seront également mis en vente à cette date. Toutes les séances auront lieu au Mégarama Beaux-Arts, au centre-ville de Besanço,.

Créé en 1996, Lumières d’Afrique aborde donc cette nouvelle édition avec une double ambition : célébrer 30 ans de cinéma africain à Besançon et assurer la pérennité d’un festival qui, après 26 éditions, continue de défendre une programmation consacrée aux cinématographies du continent.

Culture

Du découpage de citrouilles au Bal des Fous : la Citadelle de Besançon célèbre Halloween

Les 31 octobre et 1er novembre 2026, à l'occasion d'Halloween, la Citadelle de Besançon propose un week-end d'animations consacrées aux frissons, accessible en famille ou entre amis. Les visiteurs pourront participer à des escape games, jeux et spectacles, accessibles tous les publics. Le samedi soir, le monument ouvrira ses portes à la tombée de la nuit pour un spectacle de feu et une soirée à l'ambiance particulièrement effrayante.

Pint of Science à Besançon en 2027 : parler sciences (facilement) avec des chercheurs dans des bars…

Du 10 au 12 mai 2027, le festival Pint of Science se tiendra à Besançon, comme dans 59 autres villes françaises. Pour cette 14e édition, l’événement invite le public à rencontrer des chercheurs dans les bars, afin de découvrir leurs travaux et d’échanger autour des sciences dans un cadre convivial.

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.44C°
couvert
le 22/10 à 23h00
Vent
3.01 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
88 %

Sondage