"Du Mékong au Doubs" : l’itinéraire d’un moine judoka devenu père et réfugié raconté dans un livre

Publié le 06/09/2026 - 10:00
Mis à jour le 03/09/2026 - 17:49

Dans Du Mékong au Doubs, Christophe Rattanamongkhoun retrace le parcours de ses parents, Simon et Eliane, du Laos à la France. Un récit familial construit à partir de souvenirs, de photographies, de documents et de traces conservées au fil des générations. L’ouvrage est paru le 5 août 2026.

Avec Du Mékong au Doubs, Christophe Rattanamongkhoun revient sur une histoire familiale marquée par l’exil, le sport, la vie monastique et l’installation en France. Le livre suit le parcours de Simon Rattanamongkhoun, né Bounlieng Khamnoi en 1949 à Savannakhet, au Laos, et celui d’Éliane, née Lien.

L’auteur présente son ouvrage comme un travail de mémoire avant tout familial. ”Ce livre est né d’un besoin simple : ne pas laisser disparaître une histoire", écrit-il. Le récit s’appuie notamment sur les souvenirs des proches, des photographies, des documents, des médailles et différentes traces conservées par la famille. Le livre revendique ainsi sa nature de récit biographique et de transmission, plutôt que celle d’une étude historique exhaustive.

De la vie monastique aux tatamis

Le parcours de Simon commence au Laos. À l’âge de neuf ans, Bounlieng Khamnoi entre dans la vie monastique et devient Somkhit Rattanamongkhoun. Entre 1965 et 1967, à Saïgon, il découvre le judo. En 1967, le Vénérable lui attribue le nom vietnamien Trân D?ng Ti?n, présenté dans le livre comme signifiant ”celui qui avance avec courage”. Le jeune homme poursuit alors sa trajectoire sportive au Vietnam.

En 1973, il revient au Laos, quitte les ordres et se prépare notamment aux SEAP Games (Jeux d'Asie du Sud-Est), tout en poursuivant pleinement son engagement dans le judo.

La rencontre avec Lien et les années d’exil

Le récit prend également une dimension familiale avec la rencontre de Simon et Lien. Ils se marient le 18 avril 1974. Leur fille, Sompavanh, naît en 1975, alors que le Laos connaît un profond bouleversement politique.

En 1976, la famille prend le chemin de l’exil. Simon ouvre le passage tandis que Lien, enceinte, rejoint la Thaïlande avec leur jeune fille. Le Mékong et le camp de Nongkhai deviennent alors des étapes majeures de leur parcours. Christophe Rattanamongkhoun, l'auteur, naît dans le camp le 10 septembre 1976.

Cette partie du récit met également en lumière le rôle d’Éliane. Le livre souligne son parcours aux côtés de Simon : enceinte pendant la fuite, mère d’une très jeune enfant, elle traverse elle aussi la forêt, le Mékong, le camp puis les différentes étapes de l’exil.

Simon et Eliane © Archives familiales

L’arrivée en France et les racines dans le Doubs

En août-septembre 1977, la famille arrive en France. Après trois semaines de transition à Paris, elle rejoint le Haut-Doubs et s’installe aux Vergers, au-dessus de Villers-le-Lac. La vie familiale se poursuit ensuite dans le département. Nicolas naît à Morteau en 1981. La famille s’installe à Besançon en 1982 et devient française en 1983. À cette période, Somkhit devient Simon et Lien devient Éliane. Le récit montre ainsi une intégration progressive dans un nouveau territoire, sans effacer les étapes précédentes de leur histoire.

Le judo, le travail et la transmission

Au-delà du parcours migratoire, Du Mékong au Doubs s’intéresse à ce qui se transmet d’une génération à l’autre. Le judo, la famille et le travail constituent plusieurs des fils conducteurs du récit. Le livre décrit une trajectoire personnelle qui croise l’histoire du Laos, le sport, l’exil et l’intégration en France. Il cherche surtout à conserver les traces d’une histoire familiale et à montrer comment celle-ci continue à travers les générations suivantes.

Si le titre porte le nom de Simon, l’auteur insiste sur le fait que son histoire ne peut être dissociée de celle d’Éliane. Le récit entend ainsi rendre compte de la place des deux parents dans le parcours qui a conduit la famille du Laos au Doubs.

Infos pratiques

Du Mékong au Doubs, de Christophe Rattanamongkhoun
Parution : 5 août 2026
Format broché : 19,90 €
Format relié : 34,90 €
Édition Kindle : 8,99 €

Screenshot © Broché

Culture

Du découpage de citrouilles au Bal des Fous : la Citadelle de Besançon célèbre Halloween

Les 31 octobre et 1er novembre 2026, à l'occasion d'Halloween, la Citadelle de Besançon propose un week-end d'animations consacrées aux frissons, accessible en famille ou entre amis. Les visiteurs pourront participer à des escape games, jeux et spectacles, accessibles tous les publics. Le samedi soir, le monument ouvrira ses portes à la tombée de la nuit pour un spectacle de feu et une soirée à l'ambiance particulièrement effrayante.

Pint of Science à Besançon en 2027 : parler sciences (facilement) avec des chercheurs dans des bars…

Du 10 au 12 mai 2027, le festival Pint of Science se tiendra à Besançon, comme dans 59 autres villes françaises. Pour cette 14e édition, l’événement invite le public à rencontrer des chercheurs dans les bars, afin de découvrir leurs travaux et d’échanger autour des sciences dans un cadre convivial.

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.52C°
légère pluie
le 24/10 à 02h00
Vent
6.85 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
82 %

Sondage