À Besançon, le drapeau palestinien retiré après cinq jours à la demande du préfet

Publié le 28/06/2025 - 15:52
Mis à jour le 30/06/2025 - 11:06

VIDÉO • Ce samedi 28 juin, la maire de Besançon, Anne Vignot, a procédé à la descente du drapeau palestinien qu’elle avait hissé cinq jours plus tôt sur l’esplanade des Droits de l’Homme. Cette décision fait suite à une requête du préfet du Doubs.

Alors que les larmes versées lundi dernier lors de la levée du drapeau étaient empreintes de joie, celles de ce samedi portaient la marque de la tristesse. Avant d’abaisser le drapeau, Anne Vignot a tenu à s’exprimer brièvement devant la centaine de personnes présentes : "Si nous sommes là en tant qu’élu(es), c’est parce que je suis une élue de la République, un magistrat me demande de faire descendre le drapeau de la Palestine, je vais le faire, et simplement, une seule chose que je veux dire : ce drapeau, il n’a de sens que parce que je suis, nous sommes attachés à la solidarité et à la paix, c’est juste ce que je voulais vous dire.”

Après avoir posé le micro, la maire s’est dirigée vers le mât pour retirer le drapeau palestinien, accompagnée des slogans lancés par la foule notamment ”Vive la lutte du peuple palestinien”, ”Free free Palestine”, ”Vive vive la Palestine”. On a également pu entendre l’hymne palestinien chanté par des enfants dans un enregistrement diffusé sur la place.

Anne Vignot a ensuite replié soigneusement le drapeau, aidée par son premier adjoint, Abdel Ghezali. Elle a quitté les lieux sous les applaudissements du public, parmi lesquels on pouvait entendre : ”Ce n’est que partie remise !”

Le drapeau ukrainien, hissé depuis plusieurs années, demeure en place. Interrogée le mardi 24 juin, à la suite du communiqué du préfet demandant le retrait du drapeau palestinien, la préfecture a répondu à notre question  : pourquoi ? Elle nous explique que "Le sujet palestinien, contrairement au sujet ukrainien, est un objet de clivage politique et son affichage à visée partisane est systématiquement refusé par le juge administratif au nom de la neutralité du service public."

© Alexane Alfaro

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