Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

Publié le 01/06/2026 - 21:26
Mis à jour le 02/06/2026 - 11:56

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La mobilisation avait été annoncée par plusieurs groupes d’opposition du conseil municipal. Durant le rassemblement, plusieurs prises de parole se sont succédées, réunissant représentant(e)s de partis politiques d’opposition et travailleur et travailleuse sociaux ,tous venus dénoncer la mesure municipale.

Un recours annoncé contre l’arrêté municipal

Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise, a annoncé qu’un recours juridique serait engagé afin d’obtenir l’annulation de l’arrêté municipal. Une pétition est également en ligne.

Selon l’élue, cette décision est "purement politique" et vise à "faire de la communication et brosser à nouveau dans le sens du poil un électorat de droite et d’extrême-droite".

"Criminaliser la pauvreté" : les critiques de l’opposition

Parmi les autres intervenants, Hasni Alem, conseiller municipal du Parti communiste, a vivement critiqué la position de la majorité municipale. L’élu a comparé Ludovic Fagaut à Grigori Potemkine, commandant russe connu pour être à l’origine du concept de "village Potemkine". Selon ce récit historique, lorsque l’impératrice Catherine II devait visiter un territoire, de faux villages prospères auraient été installés afin de masquer la misère sociale par le diplomate.

Pour Hasni Alem, le maire de Besançon "criminalise la pauvreté" et l’objectif de la majorité actuelle est de "créer des quartiers carte postale".

© Alexane Alfaro

Une éducatrice témoigne de la réalité de la rue

Très émue pendant son intervention, Aline Guillin, éducatrice spécialisée depuis plus de 30 ans, a choisi de replacer la question de la mendicité sur le terrain humain et social.

S’appuyant sur son expérience entre 2007 et 2017, période durant laquelle elle a travaillé dans la rue auprès de personnes sans domicile fixe, elle a livré un témoignage personnel sur les parcours de grande précarité.

À propos des personnes contraintes de mendier, elle a déclaré : "On ne choisit pas la rue, on y tombe, on ne choisit pas l’alcool, on s’anesthésie, on se suicide à petit feu, la rue Champrond est leur seul foyer, la manche, leur seul moyen de survivre, et leur chien, leur seul ami."

Aline Guillin, éducatrice © Alexane Alfaro

Les professionnels du secteur appelés à se mobiliser

Pierre Schwalm, représentant du Comité de lutte social et médico-social, structure créée en septembre 2025, a lui aussi pris la parole. Il a appelé les professionnels du secteur, mais aussi les citoyens, à poursuivre la mobilisation contre l’arrêté anti-mendicité.

"Pour nous, la résistance commence maintenant, elle commence avec les professionnels, avec les citoyennes et citoyens et toutes les personnes concernées. Cet arrêté, il faut absolument qu’on arrive à le faire gicler !", a-t-il lancé devant les centaines de participants.

© Alexane Alfaro

Politique

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Sénatoriales 2026 : comment fonctionne le scrutin et ce qui va se jouer dans le Doubs

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Contrairement aux élections municipales, départementales, législatives ou présidentielles, les Français ne seront pas appelés aux urnes pour choisir directement leurs sénateurs. Ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect par un collège de ”grands électeurs”, composé principalement d’élus locaux. Dans le Doubs, trois sièges de sénateurs sont à pourvoir. Le département appliquera donc un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Explications.

Sénatoriales 2026 dans le Doubs : Arnaud Marthey officialise sa candidature

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, annonce conduire une liste de rassemblement dans le Doubs. La démarche entend porter au Sénat les préoccupations des communes et des élus locaux, au-delà des appartenances partisanes.

Sénatoriales dans le Doubs : le PCF lance Christophe Lime pour pousser la gauche à l’union

À l’approche des élections sénatoriales qui auront lieu le dimanche 27 septembre 2026, la Fédération du Doubs du Parti communiste Français (PCF) a décidé de se mettre "en ordre de marche". Les récents échanges avec les forces politiques de gauche n’ayant pour l’instant débouché sur aucune forme d’union, le parti communiste a changé de méthode et décidé de porter une liste communiste ayant pour chef de file Christophe Lime. Une candidature annoncée, mais pas encore déposée, qui vise à "pousser l’ensemble de la gauche, sans exclusive ni effet de manche, à s’unir", a-t-on appris le 24 août 2026 en conférence de presse.

La maire de Dijon " désapprouve totalement " la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville   

La maire de Dijon, Nathalie Koenders, a indiqué le 23 août 2026 "désapprouver totalement" la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville en octobre prochain, jugeant la présence sur scène de l'artiste "inappropriée" au regard des enquêtes pour viols et agressions sexuelles le
visant.  

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Arrosage des fleurs à Besançon : après le silence du préfet du Doubs, le PCF saisit la préfète de Région

Après être resté sans réponse de la préfecture du Doubs, le Parti Communiste Français (PCF) de Besançon passe à l’étape supérieure. Le parti communiste vient d’adresser un nouveau courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret pour demander la suspension des dérogations accordées à la Ville de Besançon pour l’arrosage des fleurs avec l’eau du Doubs.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 28.64
nuageux
le 06/09 à 17h00
Vent
1.56 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
50 %

Sondage