Nommée il y a un mois, Violaine Démaret a présenté cette première tournée départementale comme une démarche d’écoute et de prise de contact. ”Je suis évidemment préfète de la Côte-d'Or, ça me donne déjà pas mal de choses à faire, mais je suis aussi préfète de région, j'ai bien l'intention de l'être. Mais cela étant, pour l'être, il faut connaître le territoire”, a-t-elle déclaré.
Si elle s’appuie sur les préfets départementaux et les services de l’État, la préfète de région estime nécessaire de se rendre personnellement sur le terrain : ”C'est quand même encore mieux de venir dans chacun des départements pour s'en imprégner, rencontrer les grands élus […] sur lesquels l'État, derrière, vient accompagner”.
Au cours de cette journée organisée par le préfet du Doubs, elle a rencontré le Conseil départemental, la municipalité bisontine, le président de Grand Besançon Métropole et devait poursuivre ses échanges avec les parlementaires.
Une première étape symbolique à la Citadelle
Pour cette première visite dans le Doubs, la Citadelle de Besançon s’est imposée comme une étape incontournable. ”On ne peut pas venir à Besançon et dans le département du Doubs pour une première visite sans monter ici à la Citadelle. On voit bien pourquoi”, a expliqué Violaine Démaret.
Le site mobilise plusieurs services de l’État, notamment la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et l’architecte des Bâtiments de France. Il renvoie également à une compétence suivie au niveau régional et national : le réseau des sites Vauban inscrits au patrimoine mondial. ”Ça me remet dans une de mes compétences qui est une compétence quasiment nationale : les sites Vauban”, a-t-elle rappelé, évoquant ”un réseau d'une douzaine de sites sur le territoire national”, la Citadelle étant le seul en Bourgogne Franche-Comté.
Interrogée sur l’avenir du réseau Vauban, la préfète a toutefois indiqué ne pas disposer encore d’une vision consolidée du dossier. Elle a souligné la volonté d’”accompagner la volonté politique des élus, notamment du nouveau maire”.

Mobilités : le ferroviaire et le routier parmi les dossiers prioritaires
Concernant les projets du Doubs et de la région, la préfète a insisté sur une ”phase d’écoute” avec les préfets départementaux et les élus. ”Je suis là pour mettre les services régionaux à leur disposition, parce que l'action de l'État, comme celle des élus, elle se fait sur le terrain”, a-t-elle expliqué.
Parmi les dossiers récurrents évoqués lors de ses premiers échanges figurent les questions de mobilité. ”Les sujets de mobilité, ferroviaire, routier, font partie des sujets […] de la compétence du Conseil régional”, a-t-elle rappelé.
Interrogée plus précisément sur les petites lignes ferroviaires, telles que la ligne des Hirondelles, la ligne des Horlogers ou liaison via Frasne vers Lausanne, Violaine Démaret a confirmé que ces sujets avaient été identifiés ”dès mon arrivée”, a-t-elle précisé, ajoutant que les dossiers ferroviaires et routiers figurent ”parmi mes sujets prioritaires avec le président du Conseil régional”.
Elle a insisté sur la nécessité d’une coordination entre État et Région : ”Il faut que l'État et la Région s'accordent sur la direction à prendre pour avancer ensemble”, dans un contexte nécessitant ”des fonds publics importants pour des travaux d'urgence et structurels”.
Concernant la desserte vers Lille via l’aéroport Charles-de-Gaulle, la préfète a confirmé que le sujet faisait partie de ses priorités : ”Cela est bien dans mon radar”, a-t-elle assuré.
Entre priorités nationales et demandes locales
Violaine Démaret a enfin décrit la méthode qu’elle entend appliquer à la tête de la région : articuler priorités gouvernementales et attentes territoriales. ”Nous, vous savez, on a deux donneurs d'ordre […] On a le gouvernement qui nous demande de nous mobiliser sur des priorités nationales […] Et on a la demande du territoire”, a-t-elle expliqué. ”On est là pour faire fonctionner justement cette double demande, la mettre en convergence, ou la traiter l'une à côté de l’autre", a-t-elle poursuivi, soulignant l’importance d’une démarche d’écoute avant toute adaptation des politiques publiques conduites par ses prédécesseurs et les préfets de département.


