Du côté de Grand Besançon Métropole, le président, Ludovic Fagaut et l'ensemble de l'exécutif de Grand Besançon Métropole ont indiqué dans un communiqué se désolidariser des propos tenus et les condamner "avec la plus grande fermeté".
Réaction de La France insoumise Besançon
"Suite au conseil communautaire du 20 avril dernier qui a vu la désignation d’un élu issu du Rassemblement national au poste de vice-président de Grand Besançon Métropole et après s’y être opposé·es fermement en séance, nous avions dénoncé dans la presse cette ligne rouge franchie avec la participation pour la première fois de son histoire d’un élu d’extrême droite à la gouvernance de GBM.
Depuis lors, des révélations dans la presse locale indépendante puis reprises par Médiapart, ont permis de lever le voile sur le vrai visage de cet élu avec des publications, sous pseudo sur le réseau social Facebook, racistes, homophobes, islamophobes, sexistes… qui pour beaucoup tombent sous le coup de la loi. Nous avions alors demandé sa démission. C’est chose faite depuis ce matin. Nous en sommes soulagé·es. Ce dernier épisode, nous l’espérons, de cette sinistre histoire, fait suite au conseil communautaire d’hier soir où les explications de M. Bernard n’ont pas du tout été à la hauteur, niant l’évidence. De nombreux élu·es communautaires ont condamné ces propos et l’ont aussi appelé à démissionner. Nous le saluons et les en remercions.
Nous allons donc pouvoir reprendre sereinement le travail au service des grand-bisontin·es mais cet épisode de l’histoire de GBM doit alerter tout le monde sur ce processus de banalisation de l’extrême droite qui fait que ce personnage a pu être élu vice-président de GBM le 20 avril. Et à ce titre, M. Fagaut en soutenant cette candidature en porte aussi la responsabilité. Car c’est en effet un problème que d’avoir attendu que ces publications délictuelles soient rendues publiques pour agir. Dés le 20 avril nous avions prévenu.
L’extrême droite est ce qu’elle est. Souvenons-nous en, tous et toutes collectivement".
Réaction d’Hasni Alem, élu communautaire
"Au conseil d’agglomération de Grand Besançon Métropole du 21 mai, j’interrogeais clairement le président : exigez-vous la démission, ou à minima le retrait de la délégation de Franck Bernard ?
Finalement la démission de Franck Bernard de la vice-présidence de Grand Besançon Métropole, consécutive aux révélations rendues publiques par plusieurs médias, s’est imposée comme une mesure nécessaire. Elle marque la fin d’une situation qui ne pouvait plus être tolérée au regard de la gravité des faits dénoncés.
Je me désole toutefois qu’il ait fallu un scandale de cette ampleur pour que certains, dans notre agglomération, daignent enfin s’indigner. Cette sidération tardive en dit long sur les complaisances et les silences qui ont trop longtemps prévalu.
Quoi qu’il en soit, cet épisode laissera une trace indélébile de honte sur le début de cette nouvelle mandature, et rappelle avec force qu’aucune responsabilité publique ne peut s’accommoder de comportements aussi contraires aux valeurs républicaines."


