La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

Publié le 06/06/2026 - 08:00
Mis à jour le 06/06/2026 - 07:31

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

 © Facebook - confédération paysanne Doubs
© Facebook - confédération paysanne Doubs

Dans un communiqué publié le jour même, le syndicat agricole explique avoir choisi de ne pas prendre part à la rencontre. Il affirme refuser de ”cautionner une opération de communication sur la “souveraineté alimentaire”” organisée peu après l’adoption de la loi d’urgence agricole.

La Confédération paysanne estime que ce texte ”favorise l’industrialisation de l’agriculture, l’agrandissement des fermes, l’accaparement des ressources en eau et l’affaiblissement de la démocratie locale”.

Selon l’organisation, les préoccupations prioritaires du monde agricole demeurent l’amélioration des revenus, l’accès au foncier et les conditions d’exercice du métier. Elle considère que ”le gouvernement poursuit sa fuite en avant productiviste”.

Une critique du modèle agricole mis en avant

Le syndicat s’interroge également sur le choix du lieu retenu pour cette rencontre. Il estime que ”derrière les discours sur la compétitivité se cache un modèle d’intégration où les paysan·nes supportent les investissements, les dettes et les risques sans réellement maîtriser leur production ni leur revenu”.

À l’inverse, la Confédération paysanne défend une autre conception de la souveraineté alimentaire, qu’elle décrit comme reposant sur ”des fermes nombreuses, autonomes, ancrées dans leurs territoires et capables de nourrir la population tout en préservant les ressources naturelles”.

Des conditions d’organisation contestées

L’organisation agricole critique également les modalités de préparation de la table ronde. Elle regrette que les organisations agricoles aient été informées de l’événement moins de 24 heures avant sa tenue.

Selon le communiqué, cette organisation tardive ”ne permet ni un débat sérieux ni une représentation équilibrée des différentes sensibilités du monde agricole”.

Tout en se déclarant ”favorable au dialogue”, la Confédération paysanne affirme que celui-ci doit permettre à ”la parole paysanne [d’être] réellement entendue”. Elle ajoute avoir ”davantage le sentiment d’assister à une mise en scène qu’à un véritable débat démocratique”.

Une invitation à rencontrer les agriculteurs sur le terrain

Plutôt qu’une réunion institutionnelle, le syndicat invite la ministre, les élus et les journalistes à se rendre directement dans les exploitations agricoles afin de découvrir ”ce qu’est réellement une agriculture paysanne, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement et véritablement porteuse de souveraineté alimentaire”.

À ce titre, la Confédération paysanne cite notamment la fête paysanne ”Dimanche à la ferme”, prévue le 2 août prochain à Fuans, à la Chèvrerie du Mont de Fuans.

En conclusion de son communiqué, l’organisation résume sa position par une formule : ”La souveraineté alimentaire ne se met pas en scène. Elle se cultive chaque jour dans les fermes.”

Politique

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Grand Besançon : scandale au conseil communautaire après la découverte de propos racistes tenus par le vice-président RN Franck Bernard…

Mise à jour - Ludovic Fagaut attend la lettre de démission de l'élu • Lors du dernier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole qui s’est tenu ce 21 mai 2026, plusieurs élus, dont Anne Vignot, la présidente sortante, ont fait remonté l’information dévoilée par le Ch'ni selon laquelle le vice-président Franck Bernard est l’auteur d’un compte Facebook aux propos haineux et racistes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.65
couvert
le 06/06 à 09h00
Vent
2.47 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
84 %

Sondage