Abdelhamid Hakkar, figure carcérale des années 1990 et 2000, est mort à Besançon

Publié le 07/05/2026 - 08:20
Mis à jour le 07/05/2026 - 06:03

Abdelhamid Hakkar, figure du grand banditisme et du milieu carcéral sortie de prison en 2012 après 27 ans derrière les barreaux, est décédé à Besançon où il résidait, a appris l'AFP mercredi 6 mai 2026 auprès de la mairie de la ville.

Abelhamid Hakkar en prison (archives) © DR
Abelhamid Hakkar en prison (archives) © DR

L'ancien détenu est mort lundi 4 mai à l'âge de 70 ans. Il avait été condamné en 1989 à perpétuité pour des vols à main armée et le meurtre d'un policier en 1984, à Auxerre, qu'il a toujours nié. Hakkar avait finalement bénéficié d'une libération conditionnelle en 2012. Il était alors l'un des plus anciens détenus de France.

Il aura marqué les annales judiciaires et carcérales françaises par ses recours innombrables. N'ayant pu être défendu par l'avocat de son choix, il n'avait pas assisté à son procès. Depuis sa cellule, il s'est passionné pour le droit, et a fini par se tourner vers la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui lui donnera raison en condamnant la France en 1995 pour procès "inéquitable".

Dans les années qui suivirent, la France introduira dans sa législation un mécanisme permettant à un condamné d'être rejugé après un arrêt de la CEDH.

12 ans d'isolement

Abdelhamid Hakkar n'en restera pas moins en prison pour purger une autre peine pour tentative d'évasion. Et ses deux nouveaux procès, en 2003 puis 2005 (en appel), confirmèrent la réclusion à perpétuité, avec une période de sûreté finalement ramenée à 16 ans au lieu de 18 initialement. Renonçant aux évasions, qui lui ont valu 12 ans d'isolement, il a reporté sa combativité sur le terrain juridique pour contester ses conditions de détention ou demander sa libération conditionnelle.

C'est dans ce cadre qu'en 2006, il avait lancé avec neuf détenus un appel retentissant au rétablissement de la peine de mort, préférable selon eux à de trop longues peines les faisant "crever à petit feu".

(AFP)

Faits Divers

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Base nautique d’Osselle : une fillette blessée, l’hypothèse d’une morsure de brochet privilégiée

Un incident inhabituel s’est produit mercredi 17 juin 2026 à la base nautique des Lacs d’Osselle. Une petite fille est sortie de l’eau avec une blessure au pied. Selon les premiers éléments recueillis, l’origine de cette blessure pourrait être une morsure de brochet, une hypothèse qui reste toutefois à confirmer, selon le responsale de la base.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.32
partiellement nuageux
le 22/06 à 00h00
Vent
1.29 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
84 %

Sondage