Attention : certaines images diffusées dans les vidéos de l’exercice sont susceptibles de choquer les personnes les plus sensibles.
Pendant près de quatre heures, les participants ont évolué dans des conditions se voulant les plus réalistes possibles. Les scènes reproduites comprenaient notamment des victimes maquillées simulant des blessures graves, des traces de sang au sol, des élèves évacués des salles de classe et des situations de prise d’otages. Un mannequin représentait également la principale de l’établissement, supposée décédée dans le scénario retenu.
Le scénario imaginé pour l’exercice débutait à 13h30. Trois hommes armés de couteaux, présentés comme appartenant à la mouvance masculiniste, ont pénétré dans l’établissement scolaire en profitant de l’entrée d’un parent d’élève. Selon le déroulé fictif, les assaillants ont rapidement tué la principale du collège avant de retenir en otage plusieurs élèves et enseignants. Un sapeur-pompier, premier secours arrivé sur place, était également déclaré mort au cours de l’intervention simulée.
Le bilan établi dans le cadre de cet exercice faisait état de 2 morts, 11 blessés en urgence absolue, 16 blessés en urgence relative et 16 personnes impliquées, choquées mais non blessées physiquement.
Deux assaillants ont été interpellés et le troisième est en fuite.
270 personnes mobilisées
Au total, 270 personnes ont été mobilisées. Les services de l’État, les secours et plusieurs organismes partenaires ont pris part à l’opération, parmi lesquels les services de la préfecture et de l’Éducation nationale, le Service départemental d’incendie et de secours du Doubs (Sdis 25), la gendarmerie nationale, l’Agence régionale de santé, le SAMU, la Croix-Rouge ainsi que l’Ordre de Malte.
Tester la chaîne d'alerte
Les autorités indiquent que cet exercice avait pour objectif de tester la chaîne d’alerte et de commandement, ainsi que la coordination entre les différents acteurs engagés dans la réponse opérationnelle face à une situation de crise impliquant un grand nombre de victimes. Le dispositif d’alerte à la population Fr-Alert a également été activé sur le périmètre de l’exercice afin d’en évaluer le fonctionnement.
Chaque année, les services de l’État organisent ce type d’entraînement afin de préparer les acteurs de la sécurité civile à intervenir dans des situations exceptionnelles et à renforcer la coordination des secours.


