Nouvelle mise en examen pour l'anesthésiste Péchier, soupçonné de 30 empoisonnements

Publié le 29/03/2023 - 11:23
Mis à jour le 29/03/2023 - 14:57

L'anesthésiste Frédéric Péchier a été mis en examen mercredi 29 mars 2023 pour un nouvel empoisonnement présumé de patient, portant à 30 le nombre de cas pour lesquels il est soupçonné, a indiqué le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux.

Palais de justice de Besançon © Alexane Alfaro
Palais de justice de Besançon © Alexane Alfaro

Interrogé pour la troisième fois depuis le 8 mars par la juge d'instruction Marjolaine Poinsard, magistrate dont il a demandé la récusation, M. Péchier, 51 ans, a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour un autre cas, selon M. Manteaux. Dans ce dossier hors norme, sur les 32 cas d'empoisonnements présumés pour lesquels les enquêteurs le soupçonnent, l'anesthésiste est mis en examen "de façon définitive" pour 30 d'entre eux, dont 12 mortels, et placé sous le statut, plus favorable, de témoin assisté dans deux autres cas, dont un mortel, a détaillé le magistrat.

C'est la troisième fois en un mois, et peut-être la dernière, que Frédéric Péchier est interrogé par la juge. L'interrogatoire, suspendu à la mi-journée, a repris à 14h00.

Mis en examen dans six dossiers et placé sous le statut de témoin assisté dans deux autres

Mme Poinsard voulait notamment mettre cette série d'auditions à profit pour entendre M. Péchier sur huit derniers cas dits "supplétifs" d'empoisonnements supposés et voulait récapituler l'ensemble des dossiers pour lesquels elle mettra in fine M. Péchier en examen. Sur ces huit derniers cas, M. Péchier est donc mis en examen dans six dossiers et placé sous le statut de témoin assisté dans deux autres.

L'anesthésiste, qui avait choisi de garder le silence depuis le début de cette série d'auditions, a cette fois "répondu à quelques questions de la juge d'instruction, celles où il est en mesure de répondre parce qu'on a les éléments", a indiqué à la suspension Me Randall Schwerdorffer, qui s'exprimait aux côtés de son client.

La défense se plaint en effet de ne pas avoir reçu avant ces interrogatoires un "pré-rapport" d'expertises qui a servi de socle à ces auditions. Cela l'aurait empêchée de poser à temps des questions aux experts sur leurs conclusions. "Tant qu'on n'aura pas pu" interroger les experts, M. Péchier ne peut pas répondre à un certain nombre de questions, a expliqué Me Schwerdorffer, rappelant que ce point faisait l'objet d'une requête devant la chambre de l'instruction.

Le conseil n'a pas voulu préciser les points sur lesquels son client s'est exprimé.

M. Péchier, qui est libre sous contrôle judiciaire, était arrivé sans faire de commentaires peu avant 10h00 au tribunal judiciaire. Frédéric Péchier est suspecté d'avoir pollué, entre 2008 et 2017, les poches de perfusion de patients dans deux cliniques privées de Besançon pour provoquer des arrêts cardiaques puis démontrer ses talents de réanimateur, mais aussi pour discréditer des collègues avec lesquels il était en conflit.

(AFP)

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14
légère pluie
le 22/08 à 02h00
Vent
1.69 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
91 %

Sondage