Assassinat de Razia Askari : jugé pour l'avoir égorgée, son mari se pose en victime

Publié le 09/12/2021 - 17:33
Mis à jour le 09/12/2021 - 17:33

Accusé d’avoir égorgé sa femme en pleine rue à Besançon en 2018, Rashid Askari semble refuser toute remise en question : il s’est apitoyé sur son sort jeudi au deuxième jour de son procès, niant toute violence et accablant son épouse décédée.

Palais de justice de Besançon © Alexane Alfaro
Palais de justice de Besançon © Alexane Alfaro

Pendant près de deux heures, l'Afghan de 41 ans, jugé depuis mercredi par la cour d'assises du Doubs pour "assassinat", a décrit son difficile parcours de migrant et la souffrance dans laquelle, selon lui, sa femme l'a plongé en voulant le quitter. Il a détaillé la chronologie de sa vie en France, depuis 2017, avec moult détails, jusqu'à l'instant où il l'a tuée en pleine rue le 30 octobre 2018 à Besançon. Une agression qu'il n'a pas racontée.

"Monsieur nous explique qu'il s'est retrouvé avec un couteau et qu'il ne sait pas ce qu'il a fait à ce moment", a relevé le président de la cour Matthieu Husson. "Maintenant il le sait : 19 coups de couteau, dont 12 coups dans la région de la tête et du cou, deux qui correspondent à geste d'égorgement", a-t-il ajouté, lapidaire, lui demandant d'expliquer son geste. "Ce jour-là tout était blanc devant mes yeux", a répondu le prévenu dans sa langue natale, traduit par une interprète.

Maladivement jaloux, Rashid Askari n'a pas admis que son épouse, Razia Askari, le quitte. Il lui reprochait d'entretenir une liaison avec un autre homme, ce qu'aucun témoin n'a confirmé, et de l'avoir privé de ses enfants.

7 plaintes à Marseille et à Besançon pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées, viol et menaces de mort réitérées

Terrorisée par son mari, la jeune femme avait effectivement fui son mari, craignant qu'il ne la tue. Elle avait trouvé refuge à Besançon, hébergée avec ses deux garçons par l'association de lutte contre les violences faites aux femmes Solidarité femmes. Elle avait déposé sept plaintes à Marseille et à Besançon pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées, viol et menaces de mort réitérées.

Rashid Askari, qui avait été interpellé trois jours après la mort de sa femme à l'aéroport d'Athènes, où il avait fui, risque la perpétuité.

La cour d'assises du Doubs rendra son verdict vendredi.

(AFP)

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.77
légère pluie
le 30/03 à 21h00
Vent
0.87 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
90 %